Danger : jour de repos, ce lundi

Les coureurs (ici les Anglais Wiggins et Millar) apprécient leur repos mais le premier piège à éviter est l'excès alimentaire. (photo Reuters)

Serge Beucherie, directeur sportif du Crédit Agricole, le répète à ses coureurs : un jour de repos mal négocié sur le Tour de France peut casser le rythme d'un homme en forme.

GED

Ce lundi, les coureurs font relâche à Tignes, entre deux étapes alpestres. «Le lendemain d'un jour de repos, on a souvent des difficultés à se remettre en route, confirme Cédric Vasseur, l'un des coureurs d'expérience de la Quick Step, et avec la très dure journée qui s'annonce mardi, ceux qui n'auront pas bien récupéré risquent gros.»

Pour éviter les mauvaises surprises, le programme type de la journée sera donc à peu près le même pour toutes les équipes : lever à heure libre, et petit-déjeuner léger, c'est-à-dire sans les pâtes et les protéines des jours de course.

Le premier piège à éviter est en effet l'excès alimentaire. En course, le coureur consomme jusqu'à 8.000 calories par jour. S'il mange la même chose le jour de repos, alors que l'effort fourni est quatre ou cinq fois moins important, l'organisme s'alourdit et se fatigue inutilement.

Pour garder le rythme et évacuer les toxines accumulées lors des étapes précédentes, les coureurs vont ensuite s'astreindre à une sortie d'une heure trente à trois heures de vélo, tranquillement, à 30 km/h.

L'effort doux équivaut à un massage, les jambes se détendent et l'esprit reste fixé sur la course.

Certains reçoivent ensuite leur famille, se détendent ou font la sieste. «Et à partir de 16 h, explique Serge Beucherie, on les remet dans le rythme du Tour de France : massages, soins, dîner à 20h avec l'apport énergétique nécessaire à l'étape du lendemain.»

Car l'autre piège qui guette les coureurs est la déconcentration et un trop grand relâchement. Beucherie, lui, conseille aux hommes du Crédit Agricole de ne pas trop se disperser avec la famille, les amis ou les admirateurs : «Évitez de vous fatiguer inutilement, de rester sur vos jambes, et surtout trouvez un compromis : enlevez-vous la pression tout en restant concentrés sur la course», leur dit-il.

En fait, assure Vasseur, «le jour de repos est très important pour les gars qui sont malades, ou blessés, comme Vino kourov ou Klöden cette année, mais si on est en bonne santé, ce n'est pas indispensable physiologiquement.»

Oui, mais si on veut un Tour propre, il faut effectivement organiser des journées de repos, d'autant que ce mardi, c'est une très dure étape qui attend tout le monde.

+ Prolongez l'info dans L'Avenir, Le Jour, Le Courrier de ce lundi 16 juillet

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