Rasmussen ne veut plus se contenter des pois

Michael « Chicken » Rasmussen remporte la 8 e étape et endosse le maillot jaune. Qu'il aimerait garder jusqu'à Paris.

GED

Ses adversaires ne pourront pas se dire surpris d'avoir vu Michael Rasmussen sur le podium, hier en fin d'après-midi. Le Danois a effectivement pris l'habitude de remporter une étape par Tour : Mulhouse en 2005, La Toussuire en 2006. Il vient d'y ajouter Tignes. À chaque fois, « Chicken » procède de la même façon : une échappée matinale qui se termine en raid solitaire.

En vadrouille, il en profite pour récolter les points du meilleur grimpeur. Il a remporté le trophée en 2005 et 2006. Son succès d'hier le place aussi en tête de ce classement. Il est vrai que les coureurs intéressés par cette compétition annexe ne sont pas très nombreux. Mais, ça n'enlève rien aux mérites de grimpeur de Rasmussen. La montagne, c'est vraiment son domaine.

Par contre, ses lacunes dans le contre-la-montre compromettent ses chances de victoire finale. Mais il y croit malgré tout. D'autant plus qu'il a décroché le maillot jaune, son premier, hier soir. « Il y a deux ans, j'étais très près du podium. Je m'étais alors interrogé sur la possibilité de courir pour le maillot jaune. Ce pourrait être cette année. »

Le Danois est déterminé à défendre chèrement son maillot jaune. Pour y parvenir, s'est-il entraîné à courir contre la montre ? « Non, je suis et je reste un grimpeur pur. La seule façon pour moi de gagner le Tour, c'est de prendre un maximum de temps dans la montagne. » Du coup, il a décidé de chasser la moindre seconde : « Je n'ai pas levé les bras sur la ligne parce que toutes les secondes comptent. J'aurai bien le temps de célébrer ma victoire, à l'hôtel, ce soir. »

Ni prétentieux, ni bête

mais lent contre la montre

La bataille sera rude. Rasmussen n'a ni la prétention, ni la bêtise de la croire gagnée d'avance. Que du contraire : « Il reste deux semaines et de nombreux kilomètres contre la montre. Les Pyrénées seront très très dures, cette année... » Le grimpeur danois pourrait s'en frotter les mains.

Avant cela, le chrono d'Albi, samedi prochain, en dira long sur la capacité de Rasmussen à briguer une place sur le podium à Paris. S'il veut la plus haute, il a intérêt à mieux rouler qu'à Londres : il avait fini 166e du chrono à 1'16, soit près de 10 secondes au kilomètre. Imaginez les dégâts sur 54 bornes.

+ Prolongez l'info dans L'Avenir, Le Jour, Le Courrier de ce lundi 16 juillet

Nos dernières videos