VERVIERS HONORERA DIMANCHE SES CHAMPIONS DE 1956

Quatre anciennes gloires du RCS Verviers ont répondu favorablement à l'invitation de la direction verviétoise.

La montée en division d'honneur, les lauriers en division excellence et la finale de la Coupe de Belgique : l'année 1956 restera à jamais gravée dans les annales du RSC Verviers. «Une année faste, une année que l'on peut considérer comme l'une si pas la page la plus brillante de l'histoire du football verviétois», écrit Francis Marquet, l'historien du Matricule 8, dans son livre «La chevauchée d'un noble» (Noir Foncé Édition).

Dimanche, à Bielmont, en prélude au match de championnat de division 3B contre le RC Malines (15 heures), le RCSV honorera ses champions de 1956. Le gardien de but international Théo Collette, l'artilleur de service Hubert Lormans et l'ailier Léopold Scolas ont répondu favorablement à l'invitation de la direction verviétoise. Les trois complices de cette époque dorée seront rejoints par Gilles Heuse, transféré quelques saisons plus tard au RCSV alors pensionnaire de l'élite du football belge.

«Deux autres fers de lance de l'année 1956, Jo Pannaye, qui entraînait également l'équipe, et René Voss, ne seront malheureusement pas en mesure de se joindre à nous, regrette René Ortmans, le président d'honneur du RCS Verviers. Quant à leurs autres compères, ils sont décédés ou impossibles à localiser.»

Les quatre anciennes gloires du Panorama prendront part au repas organisé dans l'espace VIP de Bielmont, avant de donner le coup d'envoi de la rencontre. Nul doute que les plus anciens et fidèles supporters du Matricule 8 ne manqueront pas d'expliquer aux plus jeunes quelle équipe d'enfer ces mousquetaires formaient avec Jean Nélissen, François Concatto, Oscar Petitjean ou encore Léon Gorissen.

«Théo Collette était un tout grand gardien de but, s'émerveille Francis Marquet. C'était l'inverse d'un Jean-Marie Pfaff, il n'avait pas besoin d'avoir son peigne dans la poche pour défendre son but. Il était tout simplement sobre et efficace.

Quant à Hubert Lormans, c'était la tricoteuse. Quand il était parti, il était impossible de le rattraper. C'était incroyable.

Très technique, Léopold Colas a joué à toutes les places sous la houlette de Jo Pannaye. C'était un joueur intelligent, polyvalent et jamais brutal, qui misait avant tout sur ses capacités techniques.

Arrivé plus tard, Gilles Heuse a brillé au poste de back droit.»