La viande de poulet dans la tourmente?

(photo Reuters)

Test-Achats dénonce la mauvaise qualité hygiénique des produits à base de poulet. Selon l'association de défense des consommateurs, près de deux tiers des échantillons prélevés dans des grandes surfaces ou des boucheries sont concernés.

"La viande de poulet est particulièrement sensible aux bactéries salmonelles et campylobacters, deux sortes de bactéries responsables du plus grand nombre de maladies infectieuses qui passent de l'animal à l'homme", explique Test-Achats. Une éventuelle contamination peut entraîner des problèmes à l'estomac et à l'intestin qui peuvent parfois prendre "une forme très grave", souligne l'organisation.

Or, sur les 70 échantillons prélevés, "presque un tiers des produits n'étaient pas suffisamment frais pour être vendus", ce qui peut être dû à une conservation trop longue ou à une conservation à des températures trop élevées.

45 sur 70

25 échantillons sur 70 renfermaient trop d'escherichia coli, "un indicateur de l'hygiène lors de l'abattage et du traitement de la viande", indique Test-Achats. Dans quatre échantillons, l'organisation a détecté la présence de salmonelles et dans 8 cas, celle de campylobacters.

"Au total, 45 produits sur les 70 examinés sont de mauvaise qualité hygiénique et seuls 4 ont obtenu une très bonne appréciation par les microbiologistes", souligne Test-Achats.

Sur les 70 échantillons prélevés, seuls 35 étaient par ailleurs conservés à la température légale, soit maximum 4 C° et dans quatre cas, la température était supérieure à 8 C° et atteignait même près de 13 C° dans deux cas.

"Des contrôles réguliers!"

L'état des lieux n'est pas reluisant mais ne surprend pas Test-Achats qui relève que dans son rapport d'activité 2007, l'Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire (AFSCA) avait relevé 10% d'échantillons de poulet contaminés par des salmonelles et 22% des carcasses de poulet par des campylobacters, dans le cadre de ses visites d'abattoirs.

L'organisation réclame par conséquent "des contrôles réguliers et des sanctions sévères en cas d'infraction, la mise en oeuvre impérative d'une norme européenne pour les campylobacters", ainsi que la mise en place "d'un système de monitoring efficace pour détecter, suivre et immédiatement neutraliser les infections alimentaires".

Avec Belga