Les syndicats de Carrefour dénoncent la pression

A Mons, les huissiers n'ont obligé personne à ouvrir le magasin: le personnel est absent. (photo Belga)

Selon la direction, 6 magasins Carrefour sont fermés. Les syndicats dénoncent par ailleurs la pression de la direction, qui a empêché la grève à Auderghem et à Mons avec des huissiers. Selon le SETCa, "des coups se sont perdus".


Six des magasins Carrefour dans lesquels les syndicats menaient des actions samedi sont fermés, a-t-on appris auprès de la direction du groupe. Les syndicats mènent des actions dans huit magasins (Schoten, Burcht, Zemst, Auderghem, Mons, Jumet, Gosselies et Montigny-le-Tilleul), selon un porte-parole.

"Seuls les magasins d'Auderghem et de Burcht sont ouverts", a-t-il précisé. Selon lui, 95 pc du personnel est venu travailler samedi matin à Auderghem.

La direction défend l'envoi d'huissiers sur certains sites. "C'était la seule chose que nous puissions encore faire. Nous avons toujours été disposés à discuter et nous avons d'ailleurs formulé de nouvelles propositions, qui ont été écartées. Tout cela porte préjudice à l'entreprise. Les travailleurs du nouveau magasin de Bruges, au centre du conflit actuel, ont d'ailleurs déjà fait savoir qu'ils désapprouvaient ces actions", affirme le porte-parole.

Le SETCa dénonce la pression de la direction

Par ailleurs, le syndicat socialiste SETCa a dénoncé samedi en milieu de journée la pression exercée par la direction de la grande surface Carrefour d'Auderghem pour que les travailleurs ne fassent pas grève, ainsi que l'attitude de certains policiers qui, selon le syndicat, ont fait usage de leur matraque à l'encontre de délégués syndicaux.

Le directeur du Carrefour d'Auderghem est descendu en personne samedi matin sur le parking de la grande surface pour faire pression sur les membres du personnel présents afin qu'ils travaillent, a indiqué Myriam Delmée, vice-présidente fédérale du SETCa, tout en relevant que bon nombre de travailleurs sont sous contrat précaire. L'huissier présent sur les lieux a notifié des astreintes.

Personne à Mons

Le SETCa dénonce aussi l'attitude de la police, dont plusieurs dizaines d'agents étaient présents. "Un délégué syndical a été arrêté administrativement et des coups de matraque se sont perdus", a affirmé Mme Delmée. Cette attitude est d'autant plus incompréhensible à ses yeux que "le piquet de grève était pacifique". Les actions syndicales se limitent donc à Auderghem à de la sensibilisation à l'égard des clients.

Aux Grands Prés à Mons, où un huissier s'est également présenté pour signifier une ordonnance du tribunal des référés, l'officier ministériel n'a rien eu à constater car le personnel ne s'est pas présenté pour travailler, a ajouté Mme Delmée.

(Avec Belga)