FOOTBALL DIVISION 2 NATIONALE

Les «Merles» sentent le roussi...

Même si Namur n'a pas à rougir de sa défaite, des buts gags ou encore entachés de hors-jeu, sa situation commence à sentir le roussi...

Même si le président Baudart se voulait rassurant samedi soir, parlant de vols sur le premier et troisième but, entachés de hors jeu, et de gags sur le deuxième et quatrième, la réalité des chiffres donnait Namur perdant sur le score de 4-1. Et c'est ce que l'histoire retiendra d'autant qu'au classement le «sur place» des «Merles» commence à inquiéter car derrière les équipes engrangent. Dès lors, sans crier à la catastrophe, il semble toutefois urgent de tirer la sonnette d'alarme même si, on vous le disait, le président semblait ne pas se tracasser : «J'ai vu Liège ici et pour moi on a mieux joué. On s'est créé beaucoup plus d'occasions et Saint-Trond nous a moins malmenés que les Liégeois. Non ce sont nos erreurs et celles de l'arbitre qui ont fait la différence...»

Le président oubliait toutefois que les circonstances étaient différentes et qu'à 3-0 après une vingtaine de minutes le favori de la compétition n'avait plus trop envie d'appuyer sur le champignon.

«Pas d'accord, poursuivait le président, je suis d'ailleurs certain que si nous revenions à 3-2 le match était tout autre tant l'adversaire avait des difficultés à nous contrer. Tondo, après des débuts hésitants, a démontré qu'il avait de la valeur et qu'il pourvait dynamiser un flanc, mais je pense aussi au jeune Mirante, auteur d'une excellente entrée, ou encore à Söderlund qui ose de plus en plus. En tout cas je préfère 100 fois ce 4-1 au 0-3 de la semaine dernière car cette fois les joueurs se sont battus jusqu'au bout face à la grosse pointure de la divsion 2, chez qui peu d'équipes gagneront des points.»

Un président, conciliant donc, mais ce n'était pas trop l'avis de Fabio Cordella qui, au repos, pestait sur la défense fantôche et les errements du duo central.

«Fin du mois cela changera, affirmait-il rageant de voir Namur offrir de tels cadeaux. Et il n'avait pas tort le manager italien tant, contrairement au président, l'Union nous parut bien faible samedi soir. Il fallut attendre plus d'une demi heure pour voir enfin une attaque digne de ce nom et la centaine de courageux supporters eut bien du mérite à encourager 90 minutes durant une formation qui, à quelques exceptions près, ne sembla pas en mesure d'inquiéter un adversaire qui galvauda bien des occasions.

«C'était du costaud, constatait René Hidalgo, mais il faut aussi signaler qu'ils jouaient le contre chez eux. Dès lors, quoi de plus normal s'ils se montrent plus dangereux que nous... De toute manière ils étaient plus forts que nous, mais j'ai apprécié l'envie de mes joueurs. On peut commettre des erreurs, mais il faut que ce soit avec de l'enthousiasme. Avec lui on peut tout pardonner pour autant qu'on respecte le travail de la semaine. »

Et le mentor chilien d'insister sur la deuxième période de ses joueurs : « À ce moment on jouait mieux qu'eux...»

Peut être, mais le 3-0 du départ restait dans les esprits et si Namur veut éviter de sentir, en plus en plus, le roussi, il aurait avantage à ne plus offrir autant de cadeaux...