PROVINCIALE 3C

Télé Web Charneux, ça vous dit?

Peu de clubs peuvent se vanter de disposer de leur propre chaîne de télé. Grâce à Englebert Kottgen, Charneux fait partie de ce cercle fermé.

Depuis qu'il est venu à Charneux pour y inscrire son fils dans les équipes d'âges, il y a environ sept ans d'ici, Englebert Kottgen est tombé amoureux du club local. Il a peu à peu intégré le comité et a décidé de concilier ses deux passions: le foot et le cinéma.

«J'ai d'abord commencé à filmer les matchs sur cassettes et je faisais deux ou trois films par saison, explique celui qui dans la vie de tous les jours s'occupe de la distribution des produits finis de boulangerie. Cette année, j'ai eu l'idée de créer "Télé Web Charneux" où je fais des montages de tous les matchs et je les envoie par mail à tous ceux du club et à toutes les personnes intéressées. L'idée est de coller à l'actualité en mettant en ligne les résumés 48 heures après les matchs. Les montages sont moins soignés mais ils sont rapides.»

Un travail immense qui demande un investissement non négligeable.

«Je suis indépendant et je n'ai pas beaucoup de temps à ma disposition, dit-il. Je commence le montage le dimanche soir et je ne dors pas beaucoup puisque je dois me lever très tôt pour mon travail le lendemain. Puis, le lundi soir, je finalise le montage et j'envoie les résumés le mardi matin.» Et chaque semaine, cela se répète puisqu'Englebert ne rate aucun match de son équipe favorite, à domicile ou en déplacement. Dans les résumés, on y retrouve les moments forts du match ainsi que des interviews des joueurs de Charneux et même d'adversaires.

Passionné du septième art depuis sa tendre jeunesse, Englebert Kottgen avait réalisé en 1983 un long métrage qui racontait la vie des jeunes du pays de Herve: «Plutôt mourir ainsi».

«Le film était passé dans plusieurs salles de la région et avait enregistré 5000 entrées», se souvient non sans fierté le cameraman attitré de Charneux. Aujourd'hui, il ne se limite pas au foot.

«Je filme également des pièces de théâtre dans l'école où travaille ma femme. Le cinéma, c'est vraiment une passion et je le fais avec grand plaisir.» À Charneux, on ne s'en plaint pas.