Verviers et La Calamine ne savent pas marquer. Pour Oliseh, ce n'est pas un problème en soi, pour Niro, il est grand temps que ça change.

Quatre. C'est le petit nombre de buts inscrits par Verviers et La Calamine. Avec ce maigre butin, nos deux régionaux pointent à l'avant-dernière place des équipes les plus prolifiques sur le plan offensif. Un constat amer doit être dressé : nos Verts ne savent pas marquer. Cette donnée est sans doute la seule que les deux formations partagent. Parce que d'un point de vue analytique, les avis des coaches divergent. «Pour moi, ce n'est pas un problème de ne pas marquer. Et puis, 4 goals en 6 rencontres, ce n'est pas un mauvais bilan, clame avec vigueur Sunday Oliseh, le mentor verviétois. On se crée des occasions et on est compétitif, c'est le plus important.» Pourtant, en restant réaliste, si le cuir ne transperce pas les filets alors que les tentatives sont multiples, c'est qu'il y a un grain de sable dans l'engrenage. «Eh bien, non. Sur le terrain, je vois des joueurs qui font leur boulot mais qui ont souvent envie de trop bien faire, alors la lucidité s'envole. Mais je suis tout de même content car l'équipe reste réaliste, on est Verviers et pas Visé qu'on arrive pourtant à dominer. C'est qu'on n'est tout de même pas si mauvais offensivement parlant.»

Suffirait-il donc d'attendre que le ballon roule dans le bon sens? Cela paraît trop simple.

Du côté calaminois, on se veut plus pessimiste. «C'est une situation qui me pose beaucoup de soucis, je dois l'avouer. Si on ne marque pas, on ne peut pas gagner, regrette Toni Niro. Et puis, on n'a pas eu de chance non plus avec les absences de Kabangu et de El Abbadi, deux transferts sur lesquels on comptait. On a eu beaucoup de mal à gérer le début de championnat.» Il faut aussi dire que le capital but de La Calamine a fait un sacré bond en avant grâce aux trois buts inscrits à Hamoir, même si un d'entre eux était signé du coup de patte d'un hamoirien. «Mais si Beckers marque, même contre son camp, c'est que le travail offensif était bon. En tout cas, il est vrai que la rencontre de dimanche a été un déclic pour nous. Le retour de Kabangu sur la pelouse est déjà très positif et prometteur, reste celui attendu d'El Abbadi d'ici deux semaines si tout va bien. Et puis, il faut quand même avouer que le niveau de cette série est élevé et malgré le fait qu'on possède une belle équipe, sportivement, c'est difficile de tenir la route.»

Histoire de ne pas garder ce carton rouge levé plus longtemps, les deux équipes comptent bien concocter une recette magique pour éradiquer le mal qui les tourmente. Pour les Germanophones, la poudre de perlimpinpin se savoure en deux mots : «Compréhension et rythme. En plus des attaquants, j'attends aussi beaucoup des joueurs du milieu de terrain. Les infiltrations doivent venir de la 2e ligne, c'est là que je veux voir de l'animation.» Sunday Oliseh, lui, préfère l'option fourre-tout : «Oui, Guidone a marqué deux buts mais sur 4 goals, on a trois buteurs différents, c'est ça qui compte. D'ailleurs c'est comme ça que je vois les choses, chacun peut marquer, mon système veut ça. Je crée une équipe de joueurs, pas une équipe de vedettes!»

Malgré ces bonnes résolutions, il est grand temps que le ciment prenne et pourquoi pas à Bocholt pour les hommes de Toni Niro et à Boom pour les Verviétois?