AUTOMOBILISME RALLYE DE CATALOGNE

Loeb : «Parfois un peu long»

Loeb : «Parfois un peu long»

Très autoritaire en Catalogne comme plus d'une fois, déjà, cette saison, Loeb ne s'en cache pas : il a parfois le temps un peu long.

F rançois Duval n'était pas le seul, dimanche soir à Salou, à être déjà impatient d'en découdre en Corse, cette fin de semaine. Car notre Dudu national sait que le terrain conviendra mieux à sa Focus «car plus abrasif» et à lui-même «car plus tortueux nécessitant donc plus de pilotage». Il espère en profiter pour titiller réellement cette fois les Citroën. « Battre Loeb, pourquoi pas, mais je vise d'abord Sordo. Car si j'ai une Citroën derrière, j'aiderai Ford et je n'aurai plus de consigne de course à respecter, alors...».

L'autre pilote le plus pressé de rouler sur l'île de Beauté n'est autre que Sébastien Loeb, lui-même. Car grâce à son 9e succès (en 12 manches jusqu'ici!), cette saison, l'Alsacien a fait passer de 8 à 12 points son avance sur Hirvonen au Mondial pilotes (alors qu'il en reste 30 à prendre). Du coup, comme pour Citroën côté constructeurs (27 points d'avance sur Ford pour 54 encore à prendre), la Corse pourrait être terre de sacre.

«C'est vrai, en gagnant ici on a signé un bon résultat (4e victoire consécutive en Espagne, 3e doublé Citroën de la saison). On a maintenant une belle avance aux championnats et c'est surtout cela que je retiens», résume Loeb. Car pour le reste, il l'avoue «après une belle bagarre vendredi, ce fut un peu long, parfois, c'est vrai. N'allez pas croire pour autant que je suis lassé de gagner. J'aime toujours autant ça. Ce qui me désole aussi un peu, ce sont les écarts enregistrés au-delà du top 4 (Ndlr : lui, Sordo, Hirvonen, Duval). Le 5e (P. Solberg/Subaru) est déjà à près de 3 min 30 et le 10e (Tirabassi/Subaru aussi) est à 9 minutes! En fait, cette saison, il y a les pilotes Citroën et Ford et... plus grand-chose. Ça m'inspire quoi? Que les Subaru ont encore pas mal de boulot et que les milliardaires (NDLR : pilotes payants) aussi. Mais d'un côté, heureusement qu'ils sont là quand même, bien sûr».