provinciale 1 Weywertz

«On redémarre tous à zéro»

Le président parle d'un souffle nouveau avec l'arrivée de Toni Niro. Un entraîneur qui ne révolutionnera rien, mais...

Deux titres (honorifiques) de vice-champion et trois participations au tour final, c'est le bilan de Weywertz ces trois dernières saisons, sous l'ère Gilbert Diffels!

C'est dire si le défi de maintenir Weywertz dans la cour des grands auquel s'attaque Toni Niro ne sera pas une mince affaire.

Mais l'homme, auréolé d'un titre avec Aubel en 2C, n'a pas froid aux yeux. Son ambition le pousse à relever le gant, et le place même en plein contraste avec son président Helmuth Schumacher, un rien plus prudent.

«Les trois montants (Aywaille, Chênée et Aubel) ne sont pas des petites équipes, confie ce dernier. Nous n'aurons pas une série avec des équipes plus faibles comme l'étaient Couthuin, Beaufays ou Battice la saison dernière.

Évidemment, dans notre for intérieur, nous ambitionnons de gagner une tranche pour participer une nouvelle fois au tour final. Mais le premier objectif sera de comptabiliser le plus vite possible les points nécessaires pour vivre une saison tranquille.»

Welkenraedt en coupe... avant Faymonville?

Sans oublier... la coupe de Belgique, une compétition que Weywertz retrouve après de longues années de privation. Et un premier match à domicile contre le CS Welkenraedt. Un premier challenge qui rappellera de bons souvenirs à... Toni Niro et qui pourrait ouvrir les portes d'un derby contre le voisin faymonvillois au tour suivant, début août.

«Les résultats suffisent à démontrer que Gilbert Diffels a réalisé un excellent boulot, mais on craignait aussi l'année de trop avec Gilbert», concède Helmuth Schumacher, pour justifier le changement d'entraîneur.

Car, à défaut de chambouler un groupe qui n'en a pas besoin - Weywertz a renforcé son secteur offensif et a sans doute réussi son meilleur transfert en... conservant Lakner - mais qui va devoir s'appliquer à la tache pour ne plus connaître les mêmes mésaventures que la saison dernière, il fallait alors changer d'entraîneur!

Toni Niro, de ses propres dires, ne révolutionnera rien du travail entrepris par son prédécesseur, mais il ne badinera pas avec la rigueur qu'il faudra nécessairement afficher si les Germanophones veulent garder leur rang au sommet de la hiérarchie... puisqu'ils ne surprendront plus personne avec une équipe quasiment à l'identique ces trois dernières années.

Remise en question permanente

«Je suis ambitieux et je débarque dans un club qui a de l'ambition, lâche Toni Niro. Je ne viens pas ici sans objectifs. Avec le potentiel qui est le nôtre, nous devons assumer de faire partie des candidats au titre.

Mais j'insiste : si les gars veulent continuer à jouer le haut du tableau, ils devront être réguliers. Et ça passe obligatoirement par une remise en question permanente.

La deuxième tranche catastrophique qu'ils ont vécue lors du dernier championnat doit leur ouvrir les yeux.

Je démarre à zéro, j'espère que les joueurs démarreront eux aussi à zéro dans leur tête.

J'ai un noyau à gérer dans lequel il n'y aura aucun titulaire! Tout le monde doit partir à armes égales. Les meilleurs joueront, tout simplement, et les onze vainqueurs d'un match ne seront pas nécessairement ceux qui commenceront le dimanche suivant.»

Ne soyons pas dupes cependant, Toni Niro s'appuiera vite sur une équipe de base mais son approche du football risque fort de ne pas constituer qu'un simple défi sur le terrain pour certains.

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