«Incredible», «amazing» : Serena Williams s'est qualifiée pour les quarts, malgré une terrible crampe au mollet!

Pascal ALEXANDRE

Cela restera comme l'image du tournoi : Serena Williams (WTA 8) prenant appui sur sa raquette et puis s'effondrant, victime d'une terrible crampe au mollet droit. Alors qu'elle menait 1 set à rien face à Daniela Hantuchova (WTA 12°) et que le marquoir affichait 5-5 dans le second, on a cru hier l'espace de quelques minutes que le 8e Wimbledon de l'Américaine allait s'arrêter à 17h20 sur le Centre Court.

D'abord soignée pendant trois minutes, la double lauréate de l'épreuve se faisait ensuite apposer un bandage, sous les yeux de sa soeur implorant le ciel pour qu'il pleuve. Une prière exaucée quelques minutes plus tard. Entre-temps, l'ex-N.1 mondiale avait servi le feu (2 services et un ace sur une jambe!) pour aller décrocher le tie-break. À 4-2 dans celui-ci, l'arbitre renvoyait les deux joueuses aux vestiaires.

Rappelée sur le court deux heures plus tard, Serena Williams y apparaissait cette fois en pantalon. On pouvait néanmoins distinguer deux bandages sur les mollets. «C'est une crampe, confirmait Amber Donaldson, la kiné officielle de la WTA. Nous l'avons notamment soignée en posant de la glace. Elle a effectué des étirements. Nous avons fait de notre mieux. Et on espère que cela va aller.»

5 aces et 62 % de première balle dans le 3e set

Dès l'échauffement, on vit toutefois que la gagnante du dernier Open d'Australie éprouvait de grosses difficultés à se mouvoir. Les derniers points du tie-break, remportés 7-2 par Hantuchova, avaient d'ailleurs quelque chose de pathétique. Le troisième set n'allait être qu'une formalité pour la Slovaque, pensait-on. Erreur. S'épargnant un maximum de petits pas, Williams se remettait progressivement... en jambes. Puissante sur sa mise en jeu (5 aces, 62 % de première balle dans ce 3e set), la N.8 mondiale faisait même la course en tête face à une opposante très perturbée par ces conditions de jeu inédites. Incroyable.

À 3-2, l'Américaine demandait à l'arbitre pour aller satisfaire un besoin pressant. Accordé à condition que l'on joue d'abord le jeu de service de la Slovaque. Williams y réalisait le break et n'éprouvait dès lors plus l'envie d'aller se soulager!

Tandis que maman Oracene restait imperturbable dans les tribunes, papa Richard ne tenait plus en place. Il encourageait sans cesse sa cadette à aller décrocher l'impossible exploit. Ce qu'elle accomplissait en convertissant sa première balle de match à 5-3, 40-30.

Un petit miracle s'est produit ce 2 juillet sur le Centre Court.

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