Tandis que Justine Henin s'est qualifiée très facilement contre Schnyder, Serena Williams a vaincu dans la douleur Hantuchova.

Pascal ALEXANDRE

Patty Schnyder n'aura pas pesé plus lourd que les Cravero, Dushevina et autre Vesnina. La N.15 mondiale a, elle aussi, été impuissante face à Justine Henin hier en 1/8e de finale à Wimbledon. 6-2, 6-2 en 56 minutes. Les spectateurs neutres seront restés sur leur faim. La faute essentiellement à la gauchère suisse qui s'est montrée beaucoup trop irrégulière pour espérer poursuivre sa route. Justine, sans vraiment briller (64 % de première balle, seulement 56 % de réussite au filet), s'est donc qualifiée pour le 16e quart de finale de sa carrière en Grand Chelem. «Ne banalisons pas tout cela, a-t-elle souligné. Ce n'est pas facile.Il faut travailler dur pour se maintenir à cette place.»

En quart de finale, ce sera déjà l'heure des retrouvailles (vraisemblablement demain) avec Serena Williams. Vingt-huit jours après s'être affrontées en quart de finale à Roland-Garros, elles vont se défier au même stade de l'épreuve à Wimbledon. Si le duel de la Porte d'Auteuil avait tourné court tant la suprématie de la N.1 mondiale avait été écrasante, on n'ose trop s'avancer par rapport au scénario que l'on pourrait vivre sur le gazon londonien.

La robuste Américaine a en effet une soif immense de revanche.«Lorsque je joue à mon meilleur, c'est difficile de me battre», n'a-t-elle cessé de répéter en première semaine. Seul gros souci : hier, elle a été victime d'une terrible crampe au mollet droit contre Daniela Hantuchova. Pourra-t-elle défendre ses chances à 100 % lors du quart de finale? Si ce n'est pas le cas, les chances de Justine de s'imposer pour la première fois sur une surface rapide face à l'Américaine seront évidemment plus grandes. Dans quel état mental Justine abordera-t-elle ce rendez-vous?

«Je n'aime pas parler de mon état d'esprit, a précisé la Namuroise. J'ai besoin de garder certaines choses pour moi. Aujourd'hui (lundi), je me sentais bien. Pour la suite, on verra. Quand je débarquais les autres années à Wimbledon après avoir remporté Roland-Garros, j'étais dans un certain confort. Cela me suffisait. Cette année, j'ai envie de donner le meilleur de moi-même sans me mettre de pression supplémentaire. Je suis de nature fonceuse mais, en même temps, très réaliste et très prudente.À chaque match, les compteurs sont remis à zéro.» Conclusion classique mais tellement réelle.

Nos dernières videos