Attentats manqués : la piste du Proche-Orient

Les enquêteurs avancent a grands pas. (photo Reuters)

Alors que le Royaume-Uni reste placé en état d'alerte maximale, des sources policières ont confirmé que deux médecins figuraient parmi les sept personnes arrêtées depuis samedi. L'enquête avance.

+ L'enquête avance à pas de géants
+ Un suspect en fuite
+ Les auteurs difficiles à repérer
+ Pas de menace en Belgique
+ Niveau d'alerte maximum en Grande-Bretagne

Deux médecins originaires du Proche-Orient étaient détenus lundi par la police britannique dans l'enquête sur les attentats manqués de Londres et Glasgow (Ecosse) qui avance à pas de géant.  Le premier est un médecin jordanien d'origine palestinienne, Mohammed Jamil Abdelkader Asha, 27 ans, ont indiqué des responsables en Jordanie sous couvert d'anonymat. Ils l'ont présenté comme le possible cerveau des attentats manqués. Il a été arrêté avec sa femme Maroua Daana (bien Maroua Daana), une laborantine, avec laquelle il avait émigré en Grande Bretagne en 2005 pour poursuivre sa spécialisation de neurologue, a raconté son père Jamil Asha en Jordanie.

Un médécin

Le couple, qui a un fils de 2 ans et demi, a été arrêté sur l'autoroute M6 près de Liverpool (nord-ouest) samedi soir. Mohammed Asha travaillait à l'hôpital de Stoke-on-Trent (Staffordshire, centre-ouest), où son bureau a été perquisitionné lundi. Il vivait dans la ville proche de Newcastle-under-Lyme, dans une maison perquisitionnée par la police dimanche. Des sources policières britanniques ont précisé que le deuxième médecin était un Irakien, identifié comme Bilal Abdulla et qui avait obtenu son diplôme à Bagdad.

Selon la BBC, il serait l'un des auteurs de l'attentat manqué de Glasgow, et aurait travaillé au Royal Alexandra hospital de Paisley (ouest de Glasgow) où est actuellement hospitalisé l'un des auteurs de cet attentat, grièvement brûlé. La police avait dimanche procédé à l'explosion contrôlée d'une voiture sur un parking de cet hôpital. Elle y est retournée lundi, s'affairant autour des bâtiments où est logé le personnel. Elle y a mené deux nouvelles explosions contrôlées, selon des journalistes sur place.

Au total sept personnes sont désormais détenues lundi par la police dont l'enquête avance "très rapidement", s'est réjouie la ministre de l'Intérieur Jacqui Smith venue faire le point lundi devant la Chambre des communes. "Je me réjouis des progrès qui sont faits", a-t-elle ajouté, répétant que les Britanniques ne se laisseraient pas "intimider" par ceux qui veulent "détruire notre mode de vie et nos libertés". La ministre a révélé que les enquêteurs avaient procédé à 19 perquisitions depuis samedi. La police n'a pas confirmé des informations du Sun et Daily Telegraph selon lesquels les attentats manqués de Londres et Glasgow pourraient avoir été commis par les mêmes hommes.

La police était apparemment déjà sur leurs traces, quand les deux auteurs d'attentat manqué de Glasgow ont lancé samedi après-midi une voiture remplie d'au moins quatre bonbonnes de gaz contre la porte principale de l'aéroport. Daniel Gardiner, un agent immobilier, qui louait la maison occupée à Houston (près de Glasgow) par les deux hommes, a expliqué que la police avait cherché à le contacter avant l'attentat, mais qu'il n'avait pris connaissance de son message que dix minutes avant cette attaque.

Des dizaines de litres d'essence

La voiture, qui s'est encastrée dans l'entrée, n'a pas explosé, mais a provoqué un incendie spectaculaire. La veille, deux voitures piégées avaient été découvertes près de Piccadilly Circus dans le centre de Londres. L'une d'elles avait été garée près d'une boîte de nuit. A l'intérieur, la police a découvert des dizaines de litres d'essence, des bonbonnes de gaz et un très grand nombre de clous. (Belga)

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