MOTOCYCLISME Bikers Classics

Le plus beau musée en action

Avec 600 motos anciennes en piste, Francorchamps fut l'espace d'un week-end le paradis sur terre de la moto de compétition.

Giacomo Agostini, Phil Read ou Christian Sarron pour ne citer qu'eux, étaient présents ce week-end à la 5e édition des Bikers Classics.

Lorsqu'on y ajoute 8 autres champions du monde dont Jan de Vies, Monsieur 50cc, Steve Bakker, le premier Américain à remporter un titre mondial ou encore Richard Hubin, notre seul pilote régional à avoir porté le numéro un en endurance, cela donne plus d'éclat encore à ce rendez-vous avec l'histoire.

«Au total nous avons accueilli 600 motos de compétition, toutes les unes plus belles que les autres, se réjouissait Christian Jupsin, l'incontournable Monsieur Moto en Francorchamps. On y ajoutera 150 motos et pilotes de Grands Prix. Sans oublier un public tout aussi nombreux que l'an dernier et le soleil en prime. Que souhaiter de plus?»

«Que de modifications»

Effectivement, tout au long de ce week-end les passionnés ne savaient où donner des yeux et des oreilles pour se replonger dans cette ambiance à nulle autre pareille des épreuves motos qui ont fait les beaux jours du circuit ardennais.

Un circuit qui a bien changé depuis et dont les anciennes gloires avaient parfois un peu de mal à retrouver leurs points de repaire. Exception faite peut-être du Roi Ago toujours aussi populaire et devenu l'un des plus fidèles aux Bikers Classics.

«Que de modifications depuis l'an dernier. Personnellement, je trouve cela un peu trop grand, mais cela était certainement nécessaire pour la Formule Un. L'ambiance n'est plus la même. Par contre, les modifications du tracé sont positives pour la moto.»

Pas le temps de nous en dire plus pour le bel Italien, toujours aussi populaire et aussi disponible. Impossible pour lui de faire trois pas sans donner un autographe ou se laisser prendre en photo. Il est vrai qu'il entretient son image comme personne. Il n'y avait aucun problème ce week-end pour trouver la réplique en miniature de ses célèbres MV championnes du monde, le livre de ses 15 titres en plusieurs langues ou encore la reproduction à l'identique de son célèbre casque.

Rien de comparable avec Phil Read, l'ancien enfant terrible du Continental Circus était beaucoup plus discret derrière ses petites lunettes.

Par contre, une fois dans leur cuir, l'un et l'autre ont démontré à l'occasion des nombreuses parades rythmant ce week-end qu'ils n'avaient rien perdu de leur feu sacré.

Quant aux nombreux passionnés, ils ont retrouvé ces sonorités qui ont enchanté l'histoire des Grands Prix depuis plus de 50 ans.

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