Le 6 octobre, journée d'action nationale

(photo EdA - Philippe Luc)

Le syndicat chrétien CSC va se joindre à la journée d'action nationale annoncée mardi par la FGTB pour le 6 octobre prochain.

L'économie belge risque d'être, à tout le moins, perturbée le lundi 6 octobre en raison d'une journée d'actions nationale menée à l'initiative de la FGTB et à laquelle le bureau national de la CSC a décidé ce jeudi de se joindre.

A l'issue du bureau national de la CSC, son président Luc Cortebeeck a insisté, au cours d'une conférence de presse, sur le fait qu'il s'agissait d'une journée d'actions et non d'une journée de grève générale.

Il revient aux différentes centrales syndicales de déterminer quelles actions mener et dans quelles entreprises le faire, a-t-il ajouté. La protestation syndicale pourrait donc prendre la forme de grèves mais aussi, par exemple, d'actions de sensibilisation ou d'assemblées de personnel.

"Être pris au sérieux"

De leur côté, les syndicats de cheminots devraient se rencontrer ce jeudi après-midi pour décider des actions qu'ils vont mener. Cette journée d'actions nationale a valeur d'avertissement à l'adresse du patronat et du gouvernement. "Les actions que nous avons menées en juin dernier n'ont pas donné de résultats suffisants", constate M. Cortebeeck. "Nous voulons maintenant donner ensemble (avec la FGTB, ndlr) un signal", a-t-il poursuivi, "nous voulons à nouveau être pris au sérieux".

Le président du syndicat chrétien a rappelé ses priorités: le pouvoir d'achat et l'emploi. Avec la décision de son bureau national, la CSC répond à l'appel lancé mardi par le syndicat socialiste FGTB de l'organisation d'une journée d'actions avant la date du 14 octobre, jour prévu pour la déclaration de politique générale du premier ministre Yves Leterme devant la Chambre.

A l'instar de la FGTB, la CSC déplore ce qu'elle juge être l'immobilisme du gouvernement dans la problématique du pouvoir d'achat ainsi que les attaques répétées des employeurs à l'encontre de l'index.

La goutte d'eau

La goutte d'eau de trop, aux yeux des syndicat, est la volonté patronale de lier le dossier de la liaison des allocations sociales à une baisse des charges patronales. Le président de la CSC Luc Cortebeeck a encore déclaré avoir conscience que la prochaine journée d'actions ne sera pas de nature à faciliter la concertation sociale. "J'espère toutefois que nous pourrons à nouveau négocier après le 6 octobre", a-t-il confié.

La décision de la CSC de participer à la journée d'action est une décision démocratique, et répond aux signaux transmis par la base, a-t-il enfin fait remarquer.

De son côté, le syndicat libéral CGSLB décide vendredi s'il se joint lui aussi à la journée d'actions.

Avec Belga