L'OTAN entame une réunion d'urgence sur la Géorgie

(photo Reuters)

VIDEO | Les ministres des Affaires étrangères des 26 pays de l'OTAN se sont retrouvés mardi matin à Bruxelles pour une réunion extraordinaire destinée à réaffirmer leur soutien à la Géorgie face à la Russie.

Ils vont aussi examiner les implications à terme du conflit russo-géorgien sur les relations - déjà empreintes de méfiance - entre l'Alliance atlantique et la Russie. Cette réunion d'urgence se tient alors que le retrait des troupes russes de Géorgie, promis par Moscou, tarde à se concrétiser sur le terrain.

A son arrivée au siège de l'OTAN, le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, a appelé la Russie à retirer ses troupes "au moins du noyau de la Géorgie" afin de pouvoir arriver à un cessez-le-feu durable dans la région. Son homologue belge, Karel De Gucht, a toutefois quelque peu ménagé Moscou. "Nous devons garder les canaux de communication ouverts avec la Russie", a-t-il affirmé.

Réaffirmer son soutien à l'intégrité territoriale de la Géorgie

L'OTAN devrait néanmoins réaffirmer son soutien à l'intégrité territoriale de la Géorgie. La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, veut aussi que les alliés réaffirment les perspectives d'adhésion à l'Alliance de la Géorgie et de l'Ukraine, afin d'empêcher Moscou d'atteindre son "objectif stratégique": stopper l'élargissement de l'OTAN dans ce qu'elle considère comme sa zone d'influence.

La réunion ne doit durer que quelques heures et se conclure par la publication d'une déclaration. La Russie a toutefois déjà mis l'OTAN en garde contre une réponse "déséquilibrée" au conflit en Géorgie. "Nous examinerons très attentivement la décision (de l'OTAN) et si elle n'est pas conforme à la réalité, nous ne pourrons pas maintenir la qualité de notre coopération", a prévenu lundi le représentant permanent de la Russie auprès de l'OTAN, l'ambassadeur Dmitri Rogozine.

Mme Rice se rendra ensuite dans le centre de Bruxelles pour rencontrer la troïka de l'UE, composée du ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, du haut représentant pour la politique étrangère de l'Union, Javier Solana, et d'un représentant de la Commission, avant de s'envoler pour Varsovie, où elle signera mercredi un accord sur l'implantation en Pologne d'éléments du bouclier antimissile américain - un autre sujet d'irritation pour la Russie.

Avec Belga