D'aéoport en aéroport, de TGV en TGV, Marc Marchal poursuit son épopée aux JO et rêve de finale pour les Diablotins.

Aujourd'hui, à midi, tandis que les Diablotins tenteront de forcer les portes de la finale olympique, Marc Marchal, ex-entraîneur de Rochefort, aura à nouveau rallié Pékin.

Le citoyen d'Humain, «scout» du staff belge, s'apprêtera, lui, à suivre la seconde demi-finale, celle qui opposera le Brésil à l'Argentine.

Si depuis une quinzaine de jours, Marc Marchal est engagé dans une véritable expédition, accumulant les km en TGV ou en avion, il vit surtout un rêve qu'il n'est pas près d'oublier.

«C'est extrêmement difficile de pouvoir me muer en touriste, mais j'ai toutefois eu la chance de faire un crochet à la place Tien An Men. J'ai aussi pu vivre de l'intérieur, le Village Olympique, un régal, et cerise sur le gâteau, j'ai eu le plaisir de retrouver Jacques Borlée en compagnie de Jonathan et Kevin. Il aura fallu en faire des kilomètres pour nous revoir. En effet notre dernière rencontre remontait à quatre ans en sélection provinciale», confie-t-il.

En éclaireur à Pékin

Même s'il est engagé dans une véritable course contre-la-montre, étant seul pour organiser ses déplacements, réserver les billets d'avion, les hôtels ou encore les tickets pour les différents matches, Marc Marchal croise, bien entendu, les doigts. Il espère que les Diablotins écarteront cet après-midi le Nigeria et viendront le retrouver à Pékin, pour la grande finale.

«Nos joueurs ont les potentialités pour se mesurer aux joueurs du Nigeria. À eux de montrer que les Européens qu'ils sont, méritent cette place dans le dernier carré. À partir de là tout est possible», souligne-t-il, avant d'évoquer ce nouvel adversaire.

«Le Nigeria présente une équipe imposante en terme de puissance et de vitesse. Je n'ose imaginer un match qui s'enflamme comme ce fut le cas contre la Côte d'Ivoire. Le duel physique ne sera pas la meilleure arme que nous pourrions utiliser. Au niveau technique, la Belgique sera ravie de revoir Peter Odemwingie qui fait partie de l'imposant potentiel de cette équipe qui aligne généralement cinq joueurs à vocation très offensive. À notre équipe de trouver la parade et d'évoluer comme elle le fait très bien depuis le début du tournoi à savoir avec envie, détermination, rigueur et organisation.».

Une certitude, toutefois : cet après-midi, les Belges seront poussés par tout le public... chinois.

«J'avoue que je suis très surpris. Les Chinois sont admiratifs. Ils savent que leur équipe a été éliminée par la Belgique et ils nous félicitent, nous encouragent. C'est agréable d'arriver dans une ville, dans un stade et d'être le bienvenu», poursuit le Marchois.

«Je dois aussi ajouter que j'ai la chance de côtoyer des personnes serviables, qui ne demandent qu'à aider mais où la barrière des langues est importante. Il faut en effet passer par l'anglais et pour avoir le moins de souci possible, faire traduire les adresses de destinations pour une personne maîtrisant l'anglais et le chinois. Mais avec ça, on va loin, j'en ai la preuve», enchaîne Marc Marchal, dont le départ pour Humain est prévu au lendemain de la dernière prestation des Belges, soit samedi, soit dimanche :

«Tout en sachant qu'il y a une douzaine d'heures de vol, je risque d'arriver à Humain le surlendemain de notre dernier match.»