Soirée disco sur Arte avec un film retraçant l'histoire d'Abba, qui pratiqua parfois le genre, mais aussi un document sur la rivalité rock-disco dans les 70's.

Poursuivant sa veine nostalgiesous habillage intello-branché (et avec Amanda Lear à la présentation), Arte consacre une de ses soirées Summer of the 70's à la «révolution disco», déferlante d'une musique de danse basique, avec rythme binaire et mode vestimentaire kitsch et clinquante, qui a connu depuis son émergence plusieurs retours en force.

21.00. Abba - Super Troupers. On démarre par un documentaire sur Abba. Et cela alors que Mamma Mia!, film inspiré d'une comédie musicale utilisant leurs oeuvres (avec Colin Firth et Meryl Streep), sera le 10 septembre sur nos écrans. Le quatuor suédois, lauréat de l'Eurovision en 1974, ne fut pas l'un des pionniers du disco mais prit habilement le train en marche (à l'époque de son album Voulez-vous). Ce film retrace en 71 minutes l'histoire d'un groupe idolâtré, incluant 25 chansons, des extraits de concerts et d'émissions de télé. Il prétend être le plus complet sur le sujet.

22.15. Les seventies, le clash des styles (1). Plus inattendu, ce docu allemand tout frais retrace la lutte féroce qui opposa le rock et le disco dans les années 70. Il est vrai que le succès planétaire du film La fièvre du samedi soir (avec les tubes des Bee Gees et John Travolta, première époque), apogée de la discomania, provoqua des réactions d'hostilité des amateurs de rock. Il y eut même à Chicago, en 1979, une Disco demolition night. On découvrira le 26 août la seconde partie de ce document intitulé I hate Pink Floyd.

23.10. La révolution disco. Encore un docu, signé Mark McLaughlin en 2005. Il y analyse comment la vogue du disco a influencé la société américaine durant les années 70. Plusieurs témoignages : Gloria Gaynor, Randy Jones du groupe Village People et George Clinton. Ils évoquent la folle vie nocturne new-yorkaise de l'époque, alors qu'un peu comme aujourd'hui, les discothèques étaient des temples de la musique et où les DJ testaient les disques directement sur le public, dès leur sortie.

Arte, 21.00