À quoi (ne) joue (pas) Bruges?

(photo Belga)

Le Club ne recevra pas Zulte-Waregem dimanche. «Au nom de la logique après le report du match à Malines», explique-t-on dans la Venise du Nord.

Derrière les Casernes, on n'a toujours pas digéré le non-départ du championnat le 15 août. La fraîche demande fédérale d'expédier Rossini en Chine a d'ailleurs été refusée. Et le président Timmermans de tonner : «Nous en avons besoin pour le déplacement de samedi à Mouscron car Vleminckx est suspendu. Une autre solution était de demander le report... pour suivre l'exemple brugeois (Ndlr : via une autre juridiction que l'Union belge, alors, car il n'y aurait pas eu deux Sang et Or en Asie)!»

Et voilà que Bruges a fait savoir qu'il demandait aussi à être dispensé de l'accueil de Zulte-Waregem dimanche, le duo Ciman-Simaeys restant retenu en Chine. Si Malines-Club aura lieu le mercredi 24 septembre, le mercredi 29 octobre a déjà été officiellement coché pour la rencontre en question. Et, même si les gens du stade Jan Breydel assurent féliciter les Diablotins pour leur dernière prestation et les soutenir en «continuant à collaborer» avec eux pour la suivante «en ne rappelant pas nos deux joueurs», cela commence sérieusement à grincer des dents dans le Landerneau...

En fait, outre la suspension à venir pour une rencontre de Geraerts, Mathijssen sait que plusieurs de ses gars ne sont pas au mieux. Ce n'est d'ailleurs pas nouveau, la Faculté flandrienne ayant du boulot depuis la reprise des entraînements. Samedi encore, lors d'une défaite 1-0 à Trabzonspor, les Gazelles ont fait sans une majeure partie de leurs titulaires potentiels, «ménagés pour ne prendre aucun risque». C'est donc le staff technique brugeois qui est à la base de ce nouveau report.

Hier matin, Luc Devroe, manager, nous a aiguillés vers Filips Dhondt, présenté comme porte-parole. S'il n'en est rien dans l'organigramme, l'homme prend ses responsabilités en sa qualité de directeur général de la maison (hors compétences sportives) : «La situation n'a pas changé et, après une large discussion interne en Turquie ce week-end, nous nous sommes montrés logiques suite au premier report. Il s'agit aussi d'une question de respect envers nos deux absents. Nous avions été accusés de vouloir commencer à la maison. Eh bien, cette décision prouve qu'il n'en est rien. Quant à Geraerts, il faudra quand même qu'il rate une rencontre. Nous prenons le risque de débuter le championnat avec six points de retard sur nos rivaux. Nous l'assumons sans peine. De plus, on sait bien que ce ne sera pas uniquement difficile sur le plan psychologique, puisque nous devrons aussi gérer une abondance de matches en septembre et en octobre, y compris sur le front européen...»