La médaille des Diablotins, si proche et si loin

La médaille des Diablotins, si proche et si loin

(photo Belga)

La Belgique se met à nouveau à rêver dans le concert international du football. Il y a deux mois c'était encore impensable. Grâce aux Espoirs de Jean-François de Sart c'est devenu possible. Suivez le match Nigéria - Belgique en direct dès 12h sur Actu24.

L'Euro 2007, aux Pays-Bas, avait provoqué une petite vague populaire. Cette demi-finale olympique mobilisera sans doute plus de monde encore à l'heure de l'apéro.

Ses deux prochains matches, l'équipe belge les jouera pour une médaille, mais à l'analyse il semble plus abordable de rejoindre la finale via le Nigeria que d'accrocher le bronze via le Brésil ou l'Argentine. La Belgique a deux matches pour faire une médaillela seule de la délégation? mais peut aussi finir au pied du podium vendredi. Le foot est magique quand il apporte des émotions telles que celles vécues samedi contre l'Italie. Il peut être terriblement cruel pour un battu.

Dans cet ordre d'idées, la demi-finale perdue contre la Serbie il y a un peu plus d'un an au Championnat d'Europe va-t-elle trotter dans les têtes belges? «On est plus fort qu'à l'Euro», martèle de Sart, qui rappelle qu'«on avait eu les plus grosses occasions et on n'avait été battu que sur un coup-franc». Le groupe du Liégeois pourra s'appuyer, surtout, sur une dynamique positive avec la qualification, au bout de l'effort, contre l'Italie (3-2). «Pour ceux qui trouvaient qu'il nous manquait un match-référence, on a montré qu'on l'avait», glissait Kevin Mirallas, samedi.

Les Diablotins ont traversé le premier tour avec beaucoup d'éloges, mais quelques critiques, aussi. Ils tiennent là une forme de revanche. «Je suis désolé si certains pensent que ce qu'on fait tient du hasard», répliquait de Sart après la qualification contre l'Italie. Dimanche soir, il en avait remis une couche, conforté par des résultats qui parlent pour lui : «Depuis qu'on est en Chine, on a chaque fois sorti un gros match, même si tout le monde n'a pas apprécié à sa juste valeur.»

Le sélectionneur sort les griffes et les joueurs sont portés par une envie énorme. «On ne veut pas s'arrêter là», disent-ils, là où d'autres pourraient assurer : «On est déjà contents d'être là.» Pour autant, ils ne s'avancent pas vers cette demi-finalela première pour le Belgique depuis 1920 la fleur au fusil. «Le jeu africain est imprévisible, souligne Pocognoli. Il faudra être vigilant.» Il semble surtout costaud, et dans la chaleur de Shanghai, avec 12 joueurs de champ valides, il faudra gérer les dépenses physiques.

Pour s'offrir un ticket pour une finale olympique. Ce serait somptueux. Une partie de cette génération arrive en fin de cycle, pour les Espoirs. Elle reçoit là une occasion unique de sortir par la toute grande porte. «Depuis quatre ans qu'on travaille ensemble, on a toujours cultivé cette envie de s'imposer», rappelle Jean-François de Sart, qui conclut : «On a peur de personne!» C'est le moment de le prouver.