Hier, on attendait toujours que les Russes respectent leur promesse de se retirer du terriroire géorgien . Mais rien ne bouge.

Le monde attendait toujours lundi soir des preuves du retrait des forces russes de Géorgie, que Moscou dit avoir entamé comme promis, alors que Tbilissi assurait que ces troupes avancent encore sur son territoire.

Des chars russes ont d'ailleurs forcé lundi après-midi un barrage de véhicules policiers à Igoïeti, à 30 kilomètres de la capitale géorgienne, Tbilissi.

L'état-major russe avait affirmé plus tôt que, conformément à la promesse du président Dmitri Medvedev et à l'accord de cessez-le-feu, les troupes russes commençaient à se retirer du territoire géorgien.

En visite lundi à Vladikavkaz au sud de la Russie, le maître du Kremlin a lancé lundi une nouvelle diatribe contre la Géorgie qui «ne devait pas rester impunie» pour son attaque visant à reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud.

Les troupes russes ne semblaient pourtant pas préparer leur départ. Dans l'ouest, l'armée russe contrôlait encore la base militaire de Senaki, où quatre explosions ont retenti dans hier après-midi.

Le patron du Kremlin a lui durci le ton après que l'Occident eut haussé le ton pour que Moscou cesse sa présence militaire en Géorgie, conformément à l'accord d'arrêt des hostilités.

Il a menacé d'une riposte foudroyante pour toute attaque contre ses concitoyens et ses soldats, réclamant le «respect des valeurs et de l'Etat russe, tout en assurant ne pas souhaiter une aggravation de la situation internationale.

A Tbilissi, le président géorgien, Mikheïl Saakachvili a pour la première fois appelé, dans un discours télévisé, à négocier avec la Russie, tout en exigeant "le retrait sans délai des forces d'occupation".

Les Occidentaux ont de leur côté accentué la pression sur Moscou pour un retrait rapide de Géorgie.

«Les forces russes doivent se retirer sans délai de Géorgie», a prévenu la Maison Blanche, avertissant qu'elle surveillerait de près l'évolution de la situation sur le terrain.

Le président français, Nicolas Sarkozy, dont le pays assure la présidence tournante de l'Union européenne, a appelé à un retrait sans délai de toutes les forces russes entrées en Géorgie depuis le 7 août, affirmant que ce point n'était pas négociable.

Le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier a estimé lundi que la Russie avait "dépassé les limites" en Georgie.

Un responsable du Pentagone, anonyme, a par ailleurs déclaré que la Russie a déployé plusieurs rampes de lancement de missiles tactiques SS-21 en Ossétie du Sud, mettant la capitale géorgienne à portée de tirs, ce que Moscou a démenti.

Aux Nations unies, les consultations prévues au Conseil de Sécurité sur un projet révisé de résolution sur le statut de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie (autre territoire séparatiste géorgien pro-russe) étaient en panne, selon un porte-parole de l'ONU.