HUMANITAIRE

Rendre l'eau accessible à tous

Une mission humanitaire s'envole ce mardi pour Haïti à l'initiative d'Objectif Ô, l'ASBL créée par Jean-Denis Lejeune. Son but : fournir de l'eau potable.

Après plusieurs années de lutte au profit des enfants, Jean-Denis Lejeune se lance un nouveau défi : fournir de l'eau potable dans les régions où celle-ci fait défaut.

Pour mener à bien sa nouvelle mission, Jean-Denis Lejeune a mis sur pied une ASBL, Objectif Ô, qui regroupe quelques bénévoles et a pour parrain l'ancien footballeur Marc Wilmots.

L'ASBL aura pour mission, explique M. Lejeune, «de financer et gérer des projets de captage et d'épuration d'eau dans trois zones durement touchées par le manque d'eau potable : l'Afrique, l'Amérique latine et l'Asie.»

Jean-Denis Lejeune, toujours chargé de projets auprès du Délégué général aux droits de l'enfant, a eu cette idée lors d'un voyage au Bénin en 2006. Frappé par la misère et la pénurie d'eau dans ce pays africain, il a décidé de fonder Objectif Ô.

Jean-Denis Lejeune ne se désintéresse pas pour autant des jeunes. «L'enfant reste au centre de mes préoccupations. Ce sont eux qui souffrent le plus du manque d'eau. Dans les zones où l'eau potable devient disponible, on constate un repli immédiat de la mortalité et des maladies infantiles.»

Les enfants ne sont pas les seuls à tirer profit de cette initiative. Les mères de famille sont débarrassées des corvées d'eau, ce qui leur laisse plus de temps pour se consacrer à d'autres tâches.

Le projet n'aurait pu voir le jour sans l'aide de Claude Lombard. Celui-ci a mis au point l'Hydropur, un système compact de potabilisation d'eau.

Facilement transportable, la station permet de fournir de l'eau de qualité à de petites communautés rurales isolées.

Robuste et bon marché

«L'Hydropur, selon Claude Lombard, se présente comme un grand cylindre de 0,80 m de diamètre et de 2,20 m de hauteur. Il est réalisé en tôles d'acier inoxydable pour résister aux fortes intempéries des climats tropicaux. »

L'eau brute passe d'abord par un préfiltre nettoyé périodiquement. Ensuite, elle transite par un chlorateur chargé de désinfecter l'eau. L'eau se retrouve après dans le compartiment de filtration composé de couches de sable de taille différente. L'eau est alors filtrée une dernière fois par du charbon actif avant de se déverser dans une cuve en inox.

Une machine de ce type coûte 28 000 €. La mission emmenée par M. Lejeune permettra de monter deux nouvelles stations. À la mi-septembre, une mission similaire s'envolera pour le Congo.

www.objectifo.org