Des chercheurs de l'université de Swansea au Pays de Galles ont annoncé mardi la découverte d'un nouvel antibiotique produit à partir d'asticots, efficace contre plusieurs maladies nosocomiales. Cet antibiotique, la seraticin, issue des secrétions de l'asticot de la mouche verte, est développé par les chercheurs pour créer un médicament qui pourrait être injecté, avalé ou utilisé comme un baume contre les infections.

"La découverte d'un potentiel nouvel antibiotique est une avancée excitante. Cela pourrait donner un nouveau traitement pour les gens qui souffrent de blessures chroniques ou qui sont infectés par des maladies nosocomiales ou autres", a souligné le docteur Yolande Harley, de l'association caritative britannique Action Medical Research, qui a financé ces recherches. Le recours aux asticots pour soigner des blessures est une méthode de soin traditionnelle, qui est toujours utilisée dans certains cas comme les ulcères.

20 tasses d'asticots pour une goutte de seraticin

"Développer un antibiotique pur sous forme de médicament, comme une crème, réduirait le contact des patients avec des asticots pour guérir des blessures. Cela pourrait également offrir un traitement potentiel, sous forme d'injection ou de comprimé, pour des infections internes comme la C. difficile", une maladie nosocomiale commune, a-t-elle souligné. Le professeur Norman Ratcliffe, qui mène l'équipe de scientifiques a souligné qu'il restait encore du travail à faire pour tirer les bénéfices maximums de cette découverte.

"Il faut environ 20 tasses d'asticots pour produire une goutte de seraticin purifiée à présent", et les scientifiques cherchent les moyens pour produire cette substance à plus large échelle, a-t-il expliqué. Cet antibiotique s'est montré efficace contre 12 types de staphylocoques dorés, ainsi que contre l'E. coli et C. difficile, des infections que risquent d'attraper les patients dans les hôpitaux, selon les chercheurs.

Avec Belga