SERIE CULTE

Goldorak décolle depuis 30 ans

Goldorak décolle depuis 30 ans

Un personnage désormais mythique qui fête ses 30 ans cette année. (photo EdA - Jacques Duchateau)

VIDEOS | L’histoire de Goldorak en français remonte à 30 ans. Retour sur le premier gros succès de l’animation japonaise en Europe. Et atterrissage en vidéo chez un collectionneur arlonnais. La planète Vega n'a qu'à bien se tenir.  

«Goldorak, go! Retrolasers en action. Goldorak, go! Va accomplir ta mission.» Bernard Minet, avec ses rimes aussi riches qu’un poème d’école maternelle, l’a assez seriné: depuis 1978, Goldorak et son pilote Actarus, prince d’Euphor, a pour seul objectif de sauver la Terre du mal. Et accessoirement, de divertir les enfants de la génération Dorothée. Aujourd’hui tous trentenaires ou presque.  

Goldorak débarque en Europe en avril 1978. C’est l’Italie qui découvre la première le destin d’Actarus, prince de la planète Euphor, débarqué comme Superman de Krypton dans son robot géant Goldorak. Il fuit les troupes ennemies de Vega, réfugiées sur la lune. Quelques mois plus tard, la France découvre le héros dans RécréA2, sur Antenne2. Et grâce à un scénario canonique enrichi de personnages secondaires attachants, le succès est immédiat. 


(Reportage chez Michaël Hardy, collectionneur arlonnais de 35 ans).

Cette adaptation animée d’un manga de Go Nagai est la première saga de robots à aboutir de notre côté du globe. Le dessin animé était arrivé sur les écrans japonais en 1975 sous le nom de «Yufo Robo Gurendaiza». Il sera diffusé en 74 épisodes de 26 minutes jusqu’en 1977. Le succès est retentissant dans un pays friand de luttes robotisées, où ce type de fiction est un genre à part entière : le «mecha». Parmi les «mechas» les plus connus, on peut citer Patlabor, Transformers, Gundam ou Evangelion.

Bernard Minet et Dorothée 

Pour l’adaptation francophone, c’est l’acteur Michel Gatineau qui francise les prénoms, la géographie planétaire et les armes. Il se réfère sans cesse aux étoiles et crée une mythologie qui participe du succès de la série. Celle-ci explose les audimats dès son introduction, à une époque où les scores d’audience sont encore peu fiables. On lui attribue même un pic à 100% de téléspectateurs. Les génériques de Noam ou Bernard Minet, qui en fait son fond de commerce avec Bioman, sont repris en cœur à l’heure de goûter. Et dans les soirées nostalgiques aujourd’hui.


(Le cultissime générique de Bernard Minet)

Le principal apport de Goldorak, outre d’avoir fait éclore le talent de bernard Minet, c’est surtout d’avoir initié la France à l’animation japonaise. Au début des années 80, les séries nippones coûtent bien moins cher que leurs équivalents européens ou américains. Les télés se jettent sur l’occasion et les héros du soleil levant tels que Albator ou Captain Flam atterrissent chez nous. Ils ouvriront la voix à d’innombrables descendants, faisant les beaux jours de Dorothée. En 2008 il faut le reconnaître, l’un comme l’autre ont pris quelques rides…