D1 29e Journée : Standard - Mouscron 1-0

Espinoza le sauveur, Onyewu le libérateur

Espinoza le sauveur, Onyewu le libérateur

Onyewu, la tête dans les étoiles... (photo Belga)

Le Standard poursuit sa course en tête du championnat. Les Rouches se sont imposés ce dimanche de justesse face à des Mouscronnois bien organisés. Onyewu a inscrit l'unique but de la rencontre à cinq minutes du terme.

Arbitre: M.Braamhaar (P-B).
Cartes jaunes: Walasiak, Chantry, Custovic, Baseggio.
But: Onyewu (1-0, 85e).
STANDARD: Espinoza, Marcos, Onyewu, Dante, Mulemo, Goreux (72e De Camargo), Fellaini, Defour (81e Ingrao), Witsel, Mbokani, Jovanovic (90e+1 Dembéle).
MOUSCRON: Volders, Chantry, Sapina, Van Gyseghem, Van Dooren (63e Huygebaert), Dugardein, Walasiak (88e Stoica), Baseggio, Oussalah, Ouali (74e Tomou), Custovic.

Et d'un coup Sclessin laissa exploser sa joie. La tête d'Oguchi Onyewu, déviée par le bras de Tomou, venait balayer près de 90 minutes de stress et de tension. Le Standard a fait un pas de plus sur la route du titre. Un fameux pas, encore bien, vu le déroulement d'une rencontre qu'il n'a que trop rarement maîtrisée. Le rendez-vous du 20avril, contre Anderlecht, est toujours d'actualité pour fêter le titre. Un avant-goût, léger, de ce que ça pouvait donner a été aperçu après le match, quand Siramana Dembéle prit le micro pour animer un stade déjà bien chaud.

Sans deux arrêts capitaux d'Espinoza, l'ambiance aurait pu être très froide. Le gardien équatorien, au même titre qu'Onyewu, voire peut-être plus, a été le bâtisseur de ce succès. Décrié, contraint au silence, il a sorti deux occasions brûlantes: un duel gagné, du pied, face à Tomou (78e), puis il dévia un essai de Walasiak quelques secondes après. Espinoza gagne des points pour les Rouches et Onyewu débloque la situation, inscrivant au passage son deuxième but de la saison, voilà bien un succès qui restera dans les annales.

Comme contre Mons et à Malines, les équipiers de Defour ont fait la différence en deuxième période. Contre les Dragons ce fut dans le quatrième quart d'heure (53e), contre les Malinwa juste après le cinquième (78e). Contre les Hurlus, ce fut donc dans le sixième (86e). Attention toutefois, un match n'est pas divisé en sept quarts d'heure. Et alors qu'un voyage à Lokeren, roi du partage, est annoncé dans quatre jours, il conviendra de s'en souvenir. Michel Preud'homme avait reconnu que «notre jeu, en première période, n'a pas ressemblé au jeu qu'on développe habituellement». Il avait noté: «On a très mal géré le dispositif de Mouscron, un 4-4-2 qui devenait un 4-5-1 en perte de balle. Le rythme était trop bas, on était un peu trop tard partout.»

Mouscron méritait mieux

On n'ira pas jusqu'à dire que la deuxième période fut plus brillante, mais l'entrain y était. Jovanovic, peu après l'heure de jeu, avait ainsi eu l'occasion de soulager les siens, mais son envoi allait mourir dans le petit filet. Il y eut bien l'une ou l'autre opportunités, mais rien de bien méchant. Portés vers l'avant, les Rouches s'exposaient surtout au contre. «On a pêché par envie, on a commis des erreurs qui ont fait perdre l'équilibre de l'équipe», reconnaissait Preud'homme, qui ne manquait pas de remercier Espinoza.

Au bout du compte, l'entraîneur liégeois estimait la victoire méritée «pour la volonté affichée», mais les probables futurs champions n'auraient pas eu à crier au scandale en cas de nul. Mouscron n'a plus rien à gagner ou à perdre d'ici la clôture du championnat, mais les Hurlus ont proposé un match intéressant, rempli d'envie. «On est déçu, avouait Enzo Scifo. Sans m'emballer, je ferai une analyse positive. On a été dans le match tout le temps, seulement mis en difficulté sur phases arrêtées.» Une phase arrêtée, d'où est venue la délivrance liégeoise.

+ Prolongez l’info dans Vers l’Avenir, L’Avenir, Le Jour, Le Courrier de ce lundi 7 avril.