Trop d'émotion pour les familles

(photo Belga)

REPORTAGE EN DIRECT DE NOTRE ENVOYE SPECIAL | Cette première journée du procès Fourniret est décidément intense. Après les événements du matin, on a assisté à une bousculade médiatique impressionnante sur le coup de 16h. Un trop plein d'émotion pour les familles ébranlées par le début de la lecture de l'acte de mise en accusation.


A 14h40, l'audience reprenait et les greffières entamaient, à deux, la lecture de l'horreur en parcourant l'entièreté des 110 pages de l'arrêt de renvoi. Trois dossiers ont déjà été lus: celui de "Marie" (prénom d'emprunt), celui d'Isabelle Laville et enfin celui de Fabienne Leroy. Trois affaires terribles pour lesquelles Fourniret et Olivier ont laissé des descriptions détaillées aux enquêteurs. Des détails qui font évidemment mal, très mal, aux familles des victimes présentes.

Abattues, sous le choc, émues par tant d'horreurs concernant la fin de leurs proches, les parties civiles ont demandé au président d'interrompre la séance plus tôt qu'il ne l'avait préalablement décidé. "Nous sommes des êtres humains", ont-elles soufflé en quittant la salle.

A l'interruption, les familles étaient attendues par la presse pour répondre aux questions des journalistes rassemblés dans la salle des pas perdus dans un désordre complet.

Encore sous le choc, les familles ont reculé quand elles ont découvert le mur de caméras et de micros qui leur faisait face.

Une frénésie dans laquelle les familles des victimes (Et on les comprend) ne pouvaient trouver leur place à un tel moment du procès.

A Charleville-Mézières,
Olivier Deheneffe