Jeunes Prospection

Marc Puissant, le nouveau patron

Marc Puissant a pris le relais de Claudy Grusenmeyer à la tête de la prospection namuroise . Une fonction qu'il connaît déjà parfaitement

Originaire de Seilles, c'est là que Marc débuta sa carrière de footballeur et fut émerveillé par les entraînements de Françis Goffin. «Un coach diplômé, c'était rare à l'époque...»

À 16 ans, il y évolua en équipe fanion avant de répondre au chant des sirènes d'un club de D1: l'Union Saint-Gilloise. «C'est l'Andennais Michel Arnold qui m'avait chaudement recommandé mais à 18 ans, j'étais souvent sur le banc des réserves. N'empêche, durant deux saisons, j'ai disputé quelques matches amicaux au sein d'un noyau qui n'était pas pléthorique», se souvient Marc qui revint alors dans son club d'origine avant d'émigrer à Faulx où il réside d'ailleurs toujours.

École, prospection et entraîneur provincial

«À ce moment, j'ai décidé de suivre l'école des entraîneurs avec Philippe Mazuin, Marc Marchal, Alain Conobert, Bernard Dehon... En trois ans, j'ai tout découvert et j'ai appliqué ces leçons chez les scolaires provinciaux de Faulx, notamment lors du tour final car nous avions bouclé notre parcours à la seconde place au classement. Peu après, alors que j'étais prospecteur depuis des années, j'ai été appelé comme entraîneur de la sélection provinciale des minimes en remplacement de Baby Poels. Avec Bernard Piret, nous avons vécu de belles choses avec des joueurs comme Tshiala, Roman, Nollevaux, Dachelet, Lievens... C'était la base de la pyramide et on réalisait souvent de bonnes performances dans les matches inter-provinces. En 1998, les trois formations namuroises disputèrent la finale nationale à Knokke et en minimes, nous l'avions remportée. Notre province a toujours formé de très bons éléments qui étaient mis en vitrine dans les sélections».

«Je n'étais pas demandeur»

Marc Puissant est, sans conteste, un personnage qui aura marqué durant de nombreuses années la prospection dans notre province. Employé à la SNCB, il y a consacré de nombreuses heures tout en étant toujours à l'écoute des garçons qui lui étaient confiés. Il leur a aussi permis de s'épanouir dans le foot en progressant à pas de géants. Et lorsque Claudy Grusenmeyer et Michel Gerard vinrent le trouver pour reprendre le poste laissé vacant, Marc ne s'y attendait vraiment pas. «Comme je vais être bientôt pensionné, j'ai accepté de relever ce nouveau défi. En travaillant d'abord dans la continuité mais en apportant par la suite quelques petits changements. Il n'est, par exemple, pas normal que Baby Poels prospecte dans l'Entre-Sambre et Meuse alors qu'il connaît nettement mieux la région hesbignonne. Enfin, on verra à la fin de cette saison avec encore pas mal d'activités dont le challenge Laboureur le 10mai à Gedinne».

Standard et Union

Marc est un mordu de foot et depuis quelques années, il accompagne sa fille Ingrid au Standard. Il suit aussi toujours l'Union Saint-Gilloise. «J'y suis toujours bien reçu et des sept ou huit matches que j'ai pu suivre cette année, il y avait, bien sûr, l'UR Namur». Il ne changera pas ses habitudes même s'il sera désormais plus sollicité par une mission captivante.