basket-ball D1 nationale dames

Fiasse: «Envie de faire autre chose»

Amélie Fiasse a décidé de mettre un terme à sa carrière, à seulement 24 ans. Un choix mûrement réfléchi pour la pivot du Novia.

Ce samedi, c'était votre dernier match de basket. Pourquoi effectuer ce choix alors que vous n'avez que 24 ans?

Cela cogite depuis le début de saison. Mais cela fait depuis ma rhéto que j'y pense. Et aujourd'hui, c'est le bon moment pour arrêter. J'avais peur de faire l'année de trop. En jouant au basket, j'ai l'impression d'être passée à côté de certaines choses dans ma vie. Maintenant je suis contente d'avoir fait ce choix, car cela va me permettre d'avoir plus de libertés et de me consacrer à d'autres activités ou encore à mon boulot (NDLR: ergothérapeute). J'ai envie de faire autre chose.

Donc, le basket, c'est fini, vous ne toucherez plus à un ballon?

Point de vue du mental, cela devenait difficile à gérer. Quand on joue en D1, il faut tout donner et se consacrer à 100% à votre sport, à votre club. Ma tête n'y était plus. Mais je veux dire aussi que c'est très valorisant de jouer en nationale. Maintenant, j'ai 24 ans, et il ne faut jamais dire jamais!

Vous quittez le milieu du basket féminin namurois et belge, quel est votre regard sur ce basket?

Je constate que dans ce milieu, il ne suffit pas de paraître pour s'imposer. Le talent ne suffit pas, il faut se battre. Certaines joueuses l'oublient trop rapidement. Et puis surtout, je pense que les clubs ne doivent pas viser trop haut. Il faut penser aux jeunes derrière. Le Novia est un club familial et il doit rester comme il est, avec ses supporters, son staff, ses jeunes et ses joueuses. Il ne doit pas voir trop grand comme Namur qui en oublie son école de jeunes. Mais je sais qu'il y a beaucoup de pression, de la part de sponsors, et aussi de parents, pour que le club grandisse. À ce propos, je tiens à remercier mes parents qui ne m'ont jamais poussé à en faire de trop, bien au contraire.

Amélie Fiasse, vous avez passé 10 ans au plus haut niveau et 15 ans dans le monde du basket, quels sont ces moments que vous voulez retenir?

Ma première année au Novia, il y a 10 ans, je m'en souviens très bien. Je venais tout droit de Hamois. J'étais considérée comme espoir. Une des deux étrangères de l'époque avait dû alors rentrer chez elle. Je suis montée en A et le club m'avait laissé le temps de prendre ma place. Puis les premiers matches en coupe d'Europe et mes premières sélections en équipe nationale. Maintenant il y a aussi les personnes comme Philippe Colin à Hamois, lors de ma toute première année, puis Didier (Prinsen) avec ses bons et mauvais côtés (sourire). Il m'a apporté énormément. Et une aussi qui m'a fait prendre de l'assurance, c'est Else Erdekens, en équipe nationale. Elle m'a appris à me battre. Je ne suis pas une grande technicienne mais avec elle, j'ai appris la combativité.

J'en profite d'ailleurs pour aussi remercier toutes les personnes qui m'ont tant apporté de près ou de loin dans le basket durant toutes ces années. Merci!