BELGES A L'ETRANGER

Grégoire: "J'avais été mauvais, je dois assumer"

Grégoire: "J'avais été mauvais, je dois assumer"

Grégoire n'a plus été repris depuis novembre. (photo Belga)

Christophe Grégoire avait terminé la campagne des Diables pour l'Euro, il n'a pas commencé celle pour le Mondial. Mais il ne se sent pas grillé.

Que devient Christophe Grégoire? En novembre, il signait sa première cape de Diable en Azerbaidjan et il officiait à La Gantoise dans un club qui est, aujourd'hui encore, en lutte pour une place européenne, surtout via la Coupe.

Aujourd'hui, il lutte avec ses équipiers de Willem II pour ne pas descendre en D2 aux Pays-Bas, et René Vandereycken n'a pas eu recours à ses services pour la rencontre d'hier. Peint comme ça, le tableau est loin d'être idyllique mais le Liégeois perçoit sa situation autrement. «Je situe Willem II au même niveau sportif que Gand. Étant donné que nous sommes antépénultièmes, cela situe la différence avec le championnat belge même si nous ne sommes pas à notre place, développe-t-il. Ce discours, on le tient pourtant depuis dix matchs mais, bien que nous prenions régulièrement des points, nos concurrents en font de même. Cela explique notre position. Même si nous ne sommes pas à l'abri d'une telle déconvenue, nous ne craignons pas vraiment de nous retrouver en position de descendant direct (NdlR: Willem II a trois points d'avance). Notre succès contre Heracles, la semaine dernière, était important. Il sera crucial d'enchaîner, ce week-end, avec une performance identique contre le Sparta si nous voulons éviter les barrages pour la descente. Entre la 13e et la 18e place, tout peut aller très vite.»

Le calendrier de Willem II n'est pas le plus aisé. Après le Sparta, il aura trois des six premiers du classement à son menu pour boucler la phase classique du championnat.

Baladé dans quatre ou cinq rôles différents (au milieu ou en tant qu'attaquant gauche dans un système à trois avants), Christophe Grégoire essayera de s'y montrer décisif comme le dernier week-end où il a délivré un nouvel assist. «Il y a une différence de rythme par rapport à la Belgique mais ce n'est tout de même pas l'Italie. Je n'ai pas éprouvé de difficultés d'adaptation à ce niveau», ajoute Christophe qui roule quotidiennement les soixante kilomètres qui séparent Anvers, où il a élu domicile, de Tilburg. «Si on devait chuter en D2, je ne resterais pas ici. Dans le cas contraire, on verra. Des contacts existent et Willem II peut constituer une belle vitrine mais le principal n'est pas là aujourd'hui.»

Par contre, ses solutions d'avenir seraient sans doute très différentes s'il affichait encore un statut d'international. «Je ne sais pas si des membres du staff sont venus me visionner mais je figurais dans la présélection pour ce match contre le Maroc. Je m'attendais à ne pas être repris. Quand on livre un match catastrophique comme le fut le mien en Azerbaïdjan, il faut redoubler d'ardeur en club pour mériter d'être à nouveau repris. Ce jour-là, j'ai été mauvais de chez mauvais. Je dois l'accepter, l'assumer et tout mettre en oeuvre pour prouver que je mérite une seconde chance. J'ai laissé passer une chance mais je ne me sens pas grillé. J'espère en avoir une autre que je pourrai, cette fois, saisir.»