Pesticides: pub et vente limitées

Écolo veut interdire la publicité pour les pesticides et les biocides, ainsi que leur vente libre aux particuliers. Comme pour les armes ou les médicaments.

C'est paraît-il la semaine sans pesticides. Le manteau de neige aura dissuadé plus d'un jardinier en herbe de sortir la «sulfateuse». Il n'est pas dit que, des cieux plus cléments revenus, la campagne de sensibilisation aura porté ses fruits. Et dissuadé ceux qui utilisent sans modération ces produits dont on sait qu'ils ne sont pas sans danger pour la santé humaine.

Les études sur les pesticides dans l'alimentation révèlent la présence de résidus dans 30% des légumes et, de façon constante, des dépassements de la dose maximale admissible dans 8 à 10% des échantillons.

La part des particuliers dans l'utilisation des pesticides et des biocides est mal connue. Selon une étude du Cerva de 2005, les usages non-agricoles représenteraient 33%, pour 54% à l'agriculture. Il n'y a donc pas que les professionnels à sensibiliser. Pour Écolo, la politique actuelle est trop peu ambitieuse. Les produits sont en vente libre dans les grandes surfaces, l'étiquetage est déficient et la publicité féroce, au printemps, pour nous convaincre de la nécessité de combattre les fourmis, les limaces et les «mauvaises» herbes. Souvent, les gens achètent de façon préventive. Les produits sont utilisés sans réel besoin ou restent dans les armoires.

À l'initiative de Thérèse Snoy, Écolo veut déposer deux propositions de loi. La première pour interdire toute publicité pour les biocides et pesticides. La seconde pour réglementer la vente aux particuliers de certains types de produits (insecticides, rodenticides et protection du bois) et de la même façon que pour les médicaments. Procédure qui impliquerait la suppression de la vente en libre-service, la délivrance de quantités adaptées à un besoin défini, la formation spécifique des vendeurs et l'obligation de fournir des conseils d'utilisation personnalisés.

J.-C.H.

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