Mireille Darc a suivi plusieurs religieuses issues de diverses communautés pour mieux comprendre ce que signifie leur engagement. Et les sacrifices qu'il suppose.

Les voies du Seigneur sont, paraît-il, impénétrables. La comédienne Mireille Darc a donc choisi de s'intéresser à ses plus fidèles sujets dans Vivre d'amour, un documentaire pour lequel elle a rencontré et suivi plusieurs religieuses issues de différentes communautés.

Pour mieux comprendre leur engagement et les sacrifices qu'il suppose, elle s'est adjoint les services d'Anne Francq, aujourd'hui professeur de philosophie mais qui est entrée au couvent à l'âge de 19 ans et y a passé sept longues années.

La réalisatrice s'est rendue dans trois communautés : les soeurs de Jérusalem, les carmélites et les xavières. Trois communautés et surtout trois façons très différentes de vivre l'appel de Dieu.

Au carmel de Bayonne, les soeurs vivent dans le silence le plus absolu, tant au cloître qu'au réfectoire. La majorité du temps est consacrée à la prière afin, disent en choeur les religieuses qui y vivent, «de ne plus faire qu'un avec Dieu». Elles ne sortent de leur retraite que pour gagner de quoi vivre, et donc vendre pâtisseries, hosties, icônes et bougies. Ou pour des cas de force majeure : voter, se rendre chez le médecin en cas de maladie, etc.

Rien de tout cela à La Rochelle, où les xavières tiennent à vivre au plus près de la population. Pour preuve : cette communauté vit en... HLM et aucune des soeurs lui appartenant ne porte de vêtements religieux. L'office est, quant à lui, célébré dans l'appartement de l'une des soeurs.

Enfin, chez les soeurs de Jérusalem situées à Paris, les «élues» vivent également en civil. Certaines d'entre elles, comme soeur Claire-Annaël, sont médecins et consultent des personnes en situation précaire, souvent incapable de se payer des soins.Mi. D.

La Deux, 20.10

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