Leterme Ier: bientôt le "happy end"?

Elio Di Rupo était arrivé en tenue décontracté. En fin d'après-midi, il est revenu en costume-noeud de pap'. Un signe? Reste tout de même le fiscal et le social. (photo Belga)

Les négociations pour la formation du gouvernement "définitif" sont dans la dernière ligne droite. Et cela avance plutôt bien. A tel point que les discussions pourraient être clôturées en fin de soirée.

Il reste cependant encore de sérieux écueils dont la baisse des impôts. A ce sujet, différentes pistes sont sur la table: la simplification des barèmes fiscaux, le relèvement du minimum exonéré d'impôt ou une augmentation de la déductibilité des frais forfaitaires.

Chaque parti est partisan d'une baisse des impôts sur les bas et les moyens revenus. Le tout est de savoir ce qu'on entend par moyens revenus. Les libéraux sont notamment partisans d'une simplification des barèmes fiscaux qui seraient limités à trois. D'autres estiment, notamment dans les rangs PS et cdH, que ces mesures, particulièrement favorables aux revenus élevés, ont un coût important. Or, il faut justement des moyens budgétaires pour financer une baisse d'impôt sur les bas revenus et les revenus moyens, ainsi qu'une revalorisation des pensions et d'autres allocations. Les socialistes avaient déposé une proposition de loi relative au crédit d'impôt pour les revenus nets jusqu'à 47.000 euros, dont les conséquences avaient été jugées onéreuses par les libéraux. Au PS, on n'est pas opposé à d'autres mesures qui pourraient atteindre un même objectif "juste" et "équilibré" comme la quotité exonérée d'impôt.

Côté flamand, et singulièrement dans les rangs libéraux, on continuait à reprocher ce lundi au cdH de s'opposer à une baisse des impôts sur les revenus moyens. "C'est faux", a rétorqué lundi une source humaniste. "On demande une dimension famille et on défend la quotité exonérée d'impôt. On souhaite une réforme équitable ciblée sur des objectifs tels que les pièges à l'emploi, une réforme qui profite aux 75% de la population qui ne disposent pas des revenus les plus élevés".

Le dossier Justice serait réglé

Outre la fiscalité, le dossier de la justice était également sur la table. Et il semble qu'un compromis ait été scellé. Pas grand chose ne filtrait cependant sur le contenu de l'accord qui pourrait concerner une révision de la loi sur la libération conditionnelle.

D'autres compromis auraient été confirmés sur le plan socio-économique mais conditionnés à la conclusion d'un accord entre partenaires sociaux. Ce serait le cas de l'activation des chômeurs de plus de 50 ans. Certains évoquaient ainsi lundi un accord sur la semaine des 38 heures sur base annuelle (possibilité d'exercer plus de 38 heures par semaine à certaines périodes de l'année), une révision de la réglementation sur les heures supplémentaires, le travail de nuit ou en équipe.

En conclusion, il restait ce lundi soir deux gros dossiers à boucler: le fiscal-social d'une part et l'immigration d'autre part.

Avec Belga

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