basket-ball Division 1

Entre réalité et incertitude Anvers Ver.-Pepinster 87 80

«À cause de la situation, nous avons perdu bêtement 3 ou 4 chances de prendre définitivement nos distances avec nos adversaires», analysait quelque peu désabusé Ivica Skelin. «Deux fois à Alost, à Anvers, contre Bree, à Louvain, autant de situations qui tournèrent mal, suite aux problèmes qui minaient l'esprit du groupe.» Et malgré cela, le coach pepin ne veut pas abdiquer: «Nous sommes toujours devant, et nous devons encore recevoir nos adversaires à la maison. Donc la situation reste favorable».

À condition que le club pepin soit encore en activité à cette époque. «Cette semaine devrait être capitale», avoue Skelin, partiellement rassuré par les propos tenus en fin de semaine par le gestionnaire judiciaire Me Defraîteur. «Ce dernier exploite une piste qui pourrait déboucher sur une solution. Une solution à long terme qui permettrait au club de poursuivre ses activités, tout en repartant sur des bases solides. Car le temps presse. Il ne reste plus qu'un mois et demi de compétition et bon nombre de clubs jettent déjà les bases de la prochaine saison. C'est un élément que nous ne pouvons pas non négliger.»

En attendant les relations avec le club d'Anvers ne se sont guère améliorées suite à cette fin de match où les décisions d'arbitrage ont mis le feu à une tribune qui n'attendait que l'étincelle pour s'embraser: «Pendant tout le match, des supporters anversois d'un âge certain et dans un français impeccable n'ont cessé d'invectiver Dimitri Jorssen», témoigne un supporter pepin. «À chaque occasion, les "sales Wallons" fusaient, souvent gratuitement. Et pour couronner le tout, ils ont fustigé la situation financière du club. C'était vraiment minable...» Inutile de dire que le sang de certains dirigeants et supporters n'a fait qu'un tour et qu'il fallut toute la persuasion du service de sécurité et de quelques dirigeants anversois pour ramener le calme dans les travées.

Pendant ce temps, les joueurs avaient regagné les vestiaires, où l'on dénombrait malgré tout quelques bobos: «Sacha Massot, mais aussi Zecevic et James n'ont pu s'entraîner normalement. Quant à Wilson, il paye le prix fort de ses absences pour maladie et blessure. Le garçon a perdu le rythme. Il doit apprendre qu'on ne joue pas quand on veut, ni comme on veut. Même le meilleur joueur du monde doit se plier à cette ligne de conduite. Wilson n'est plus que l'ombre de lui-même». Des propos très dur avec celui qui fit gagner quelques points à l'équipe au premier tour, mais dont la sortie pour fautes à Anvers fut même une bonne chose pour l'ensemble du groupe.

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