Sprimont y a mis du coeur mais...

Sprimont La Calamine 1 1

Arbitre: M. Étienne

Cartes jaunes: Denoncin, Eputa, Rouffignon, Jérosme, Mach, Diaz

Buts: Nelis (8e, 0-1), Grandisson (41e, 1-1)

SPRIMONT: Jacquemin, Delville, Verbeeren, Rouffignon, Denoncin, Loizeau (57e Banushi), Pirnay, G. Scattone, Eputa (78e Jérosme), Maréchal, Grandisson.

LA CALAMINE: Dome, Mach, Farina, Scholzen (77e Sahibi), Courail, Hiligsmann, Diaz (71e Zerafi), Mack, D. Scattone, Nelis, Forthomme (88e Pasaoglu).

La Calamine avait toutes les cartes en main pour passer la soirée la plus tranquille qui soit. Certes Sprimont était bien rentré dans le match mais dès leur première occasion, les Germanophones faisaient mouche. Nelis laissé libre de tout marquage ne se faisait pas prier pour reprendre d'une magistrale volée un ballon de Courail. Le scénario rêvé pour les troupes de Jef Vels. «Notre entrée dans la partie a été très difficile, reconnaissait Philippe Caserini. Le stress était plus que palpable.» Les hésitations en défense étaient nombreuses et offensivement les joueurs oubliaient de se lâcher. À l'image de Grandisson qui oubliait d'ajouter à sa reprise de la tête la puissance nécessaire pour porter le danger. Et puis, il y a ces ballons qui passaient devant plusieurs pieds sans qu'un seul ne puisse propulser le cuir dans les filets de Dome. Finalement, c'est Deville qui avait eu la plus belle opportunité mais le dernier rempart calaminois s'était déjà montré très attentif.

Son vis-à-vis l'était tout autant en déviant sur le poteau un nouvel envoi de Nelis. Ce dernier, véritable poison pour l'arrière-garde locale, allait encore semer le trouble mais Delville, cette fois, sauvait in extremis. La Calamine développait un meilleur football que Sprimont. Mais les Carriers pouvaient compter sur un Grandisson qui au culot plaçait une frappe sur laquelle Dome restait sans réaction. «Le ballon est flottant et je m'attendais à ce qu'elle arrive sur moi», expliquait le dernier rempart calaminois. La Calamine n'allait jamais se remettre de ce but et Eputa aurait pu mettre, juste avant la pause, les Germanophones dans les cordes mais le poteau repoussait son envoi.

Sprimont gardait le cap après le repos. «On a développé durant une petite demi-heure le football que j'apprécie, avouait Jef Vels, ensuite on s'est mis au diapason de Sprimont qui ne faisait que balancer de longs ballons vers Grandisson. Je pense que la peur s'est emparée des troupes et après avoir été battus dans les duels, nous l'avons aussi été sur les deuxièmes ballons.»

Le mentor hollandais ne pouvait mieux résumer le deuxième acte. Il n'y en avait que pour Sprimont qui s'offrait encore quelques possibilités via Delville ou Banushi voire Grandisson mais à chaque fois Dome s'avérait déterminant. À la dernière seconde, Pirnay, sur un coup-franc de Denoncin, se retrouvait seul au point de penalty et plaçait sa tête... à côté. «Je n'ai vraiment rien à reprocher à mes gars, admettait Casé. Moi, je ne lâcherais rien. Ce samedi, on méritait les trois points.» Beaucoup de coeur pour un seul petit point au décompte final.

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