André Rieu en tournée européenne

André Rieu en tournée européenne

(photo Belga)

Après Toronto en décembre, la «Nuit romantique à Vienne» d'André Rieu arrive en Europe. Plongée pour la première à Düsseldorf avant Bruxelles, en septembre.

Düsseldorf, sur les bords du Rhin allemand, ce samedi 18 heures. Aux abords de la LTU Arena, le très récent stade de foot couvert, élevé entre le fleuve et le Messe (halles des foires), le flot des voitures débute. Les immenses parkings sont prêts à accueillir près de 20 000 spectateurs. Cette fois pourtant, ce ne sont ni Madonna, ni les Rolling Stones, ni Genesis qui occuperont la scène dressée au coeur de l'Arena mais André Rieu. C'est, en effet, dans la ville allemande que le musicien hollandais débute la tournée européenne de son World stadium tour, a romantic Vienna nightou Une nuit romantique à Vienne. Un spectacle déjà présenté à Toronto, au Canada, en décembre dernier devant près de 50 000 spectateurs!

On sait qu'André Rieu sait y faire avec les grands effets romantiques et les scènes somptueuses. Mais cette fois, le public et les journalistes, nombreux pour cette première européenne, sont particulièrement curieux. Le violoniste et chef d'orchestre n'a-t-il pas tout simplement décidé de reconstituer la façade arrière du château de Shönbrunn à Vienne. Là même où Sissi a vécu... Un rêve né après le succès de son concert devant cette même façade, l'été 2006. «C'est, nous avait-il confié voici quelques mois, une soirée que je n'ai jamais oubliée. Je n'avais qu'une envie, recommencer. Mais je ne peux pas jouer à Vienne uniquement.»

C'est donc la plus grande scène du monde qui est dressée pour cette soirée romantique. Entre 100 et 125 mètres de long selon les lieux, elle nécessite cinq jours de montage, à raison de 24 heures, non stop, par jour soit une centaine d'hommes. Tout, d'ailleurs, est dans la démesure. Un petit tour (privilégié) dans les coulisses, deux heures avant le début du spectacle, nous le prouve. «Habituellement, explique un membre de l'équipe d'André Rieu, nos spectacles tournent avec une centaine de personnes. Ici, il y a entre 500 et 600 personnes qui travaillent, sur scène ou en dehors!» Un simple coup d'oeil, côté resto, donne une idée. On s'active ferme autour des dizaines de longues tables déployées et nappées tandis que deux grands buffets servent l'équipe en permanence. Juste à côté, ce sont des grandes loges de fortune qui ont été aménagées dans ce qui reste avant tout un stade de foot... Coiffeurs, maquilleurs, perruquiers, costumiers s'activent.

Quant à André Rieu lui-même, impossible de le croiser. «Il dort, nous confie-t-on, c'est un rituel avant chacun de ses spectacles. Il termine la répétition générale à 17 h puis il mange et ensuite fait une courte sieste jusqu'à 19 h 15.»

À tip-top 20 h (belle ponctualité), dans une salle remplie de milliers de spectateurs allemands, André Rieu fait son entrée sur scène. C'est, côté décors, grandiose : façade du château, salle de bal reconstituée, deux patinoires, deux fontaines avec jeu de jets d'eau, écrans géants retransmettant les captations de plusieurs caméras... Le grand jeu impressionne et le public s'enflamme dès le début. Ça frappe dans les mains, ça danse, ça rit aux bons mots du musicien, ça s'enthousiasme quand Sissi arrive à bord de sa calèche. Bon, c'est parfois un peu kitsch et la musique n'en sort pas toujours gagnante. Face à 20 000 personnes, on fait plus dans le show que dans la nuance. Mais à l'arrivée, André Rieu a sans conteste gagné son pari. Des milliers de spectateurs sont repartis, samedi soir, avec un peu de la magie viennoise dans le coeur.

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