Leterme 1er: la note Reynders fait du bruit

Didier Reynders était la cible de ses futurs partenaires. En cause? sa note. (photo Reuters)

Les présidents des cinq partis qui forment l'actuelle coalition se sont retrouvés cet après-midi autour du probable futur premier ministre Yves Leterme. Mais la première discussion pour un accord sur le programme du gouvernement commençait sur fond de polémique.

Il n'y a pas eu de grande déclaration au début de la réunion si ce n'est une petite polémique autour du statut de la "note Reynders" dont la presse parlait le matin. "Il n'y a pas de note Reynders. Nous négocions sur la base d'un document qui est le résultat des discussions qui ont eu lieu tout au long du week-end entre les experts", a commenté la présidente du cdH, Joëlle Milquet.

Interrogé, Didier Reynders, a répliqué de son côté: "Si Mme Milquet veut connaître la note Reynders je la lui ferai parvenir".

Ambiance, ambiance

La sortie dans la presse de la note socio-économique de départ présentée par le collaborateur de M. Reynders vendredi aux experts ou "sherpas" des différents partis ne fait pas que des heureux.

"M. Reynders s'est offert une pub électorale gratuite. C'est un peu bizarre quand on
veut faire réussir une négociation", commentait-on dans une des formations composant la pentapartite.

"En terme de com', chapeau. En terme de loyauté, c'est un peu moins glorieux" disait-on dans un autre parti.

Pour la réunion de ce lundi les présidents Didier Reynders (MR), Etienne Schouppe (CD&V), Elio Di Rupo (PS),  Bart Somers (Open Vld) et Joëlle Milquet (cdH) sont accompagnés de leurs "sherpas" respectifs.

Elio Di Rupo veut jouer une nouvelle partition

La note qui sert de base à la discussion est le résultat des travaux des experts. Elle compte à ce stade 28 pages et comporte de nombreux "brackets", ces fameux "crochets" qui entourent les passages sur lesquels il n'y a pas encore d'accord.
   
En arrivant au cabinet d'Yves Leterme, Elio Di Rupo a insisté sur le fait que pour lui l'important était maintenant d'arriver à un bon accord. "J'espère qu'il y aura plus de sérénité que lors des discussions qui se sont déroulées à Val Duchesse. La priorité pour nous c'est d'augmenter le pouvoir d'achat des gens pour faire face à l'augmentation du coût de la vie", a-t-il dit.
   
Les arbitrages politiques pour arriver à un programme doivent aboutir dans 10 jours, une sorte d'Himalaya à gravir par les présidents, une tâche pour laquelle l'aide des "sherpas" est toujours utile.

Avec Belga