PROMOTION D

Spa a la tête ailleurs, Birti aussi

Tandis que les Spadois étaient ridicules face à la lanterne rouge, le Verviétois Birti appréciait le match des Calaminois... en évoquant Spa.

Spa avait la tête ailleurs! Mais où pardi? À Malmedy, tiens donc! Pour le derby programmé samedi prochain à 20 heures. Résultat de cette malheureuse projection dans le futur : un flop face à Jamoigne, la lanterne rouge de la Promotion D.

D'autres sons de cloche voient dans cette absence les annonces de transferts faites par le club bobelin. Du genre de celle de Murat Ozdémir (Visé) ou de celle de Kevin Raets (RCS Verviers).

Un autre Verviétois pourrait aussi gonfler les rangs spadois : Nicolas Birti qui passe d'ailleurs ce jour même sur le billard. Verviers étant au repos forcé, nous l'attendions à Spa. C'est à La Calamine qu'il s'est rendu en compagnie de Kevin Raets et de Manu Castela.

«Je suis venu ici parce que je me doutais que les journalistes m'attendraient à Spa. Et bien c'est raté!» Nico a le sens de l'humour. Comme Thomas Nélis qui chantait Bobelin-Bobelin-Bobelin à sa sortie du terrain en lorgnant vers les Verviétois. Alors, finalement, Nico : direction Spa en fin de saison? «C'est clair, il y a des contacts.» Comme ceux qui nouent Kevin (Raets) et le club spadois? Il esquisse un sourire. «Il y aura effectivement beaucoup d'anciens Verviétois. Ça joue dans mon choix, bien sûr. Et puis, ne sachant pas comment va évoluer ma blessure après l'opération, je dois choisir l'environnement où j'ai les meilleures chances de me montrer et de revenir au plus vite à mon meilleur niveau.» Et Spa est une belle perspective? «D'après ce que les dirigeants m'ont dit, il y a beaucoup d'ambitions.» D'autres paramètres entrent aussi en ligne de compte. «Comme l'adéquation entre études et foot, notamment au niveau des déplacements.» Et si Verviers descend en promotion, sera-ce l'élément déclencheur? «Oui et non. Ma décision sera prise avant.» Autrement dit, avant la fin mai.

Subtil et prudent, Nicolas Birti n'en dira pas davantage. Mais on sent chez lui l'envie de retrouver ses potes à Spa. Spa qui devient, avec les Angelucci, Ernst, Raets et Ozdemir, un petit Verviers.