Dans «Ils ne respectent rien!», Christophe Hondelatte fait défiler les humoristes qui ont secoué la télé depuis 1968.

Quand il ne fait pas entrer l'accusé sur France 2, Christophe Hondelatte explore le patrimoine de la télévision française sur France 3. Après les présidentielles, les vacances en chansons, la dernière cigarette, il épingle sans tabous les moments les plus impolis de l'histoire du petit écran. Dans ce nouveau numéro d'Ils ne respectent rien, Christophe Hondelatte nous promet, pendant 110 minutes, de dépasser les bornes, de reculer les limites de la bienséance.

Il fait entrer dans la lucarne, un par un, les trublions de la télévision. Pierre Desproges, Serge Gainsbourg, Coluche, Jean Yanne, Fernandel et sa «Félicie», Raymond Devos, Henri Salvador, Thierry Le Luron, les Nuls, Alain Chabat, le duo Garcia-de Caunes, la famille Deschiens, Guy Bedos, Dany Boon, Elie Semoun, Michael Youn, Laurent Gerra, Valérie Lemercier, Groland et quelques autres sont annoncés.

Dès 1968, humoristes et parfois chanteurs font souffler sur les plateaux de télé un vent corrosif. Ils passent à leur moulinette tous les sujets, même les plus sensibles histoires de souffler un vent de liberté sur une France encore très respectueuse des valeurs traditionnelles, pour ne pas dire coincée. Tout y passe : la religion, le sexe, la famille, les bonnes manières, l'autorité, la police, l'armée, le travail,...

À l'heure où Jean-Marie Bigard remplit les stades avec son humour au ras du slip kangourou quand ce n'est pas du string, les vannes assassines d'un Desproges qui flinguait à tout va paraissent appartenir à un autre âge. C'est donc avec plaisir que l'on reverra ce soir ceux qui n'ont jamais voulu faire rire avec modération.

France 3, 20. 50