Verviers-Pepinster n'a pas livré un grand match. «Tout au plus avons-nous fait preuve d'un formidable courage. Cet état d'esprit positif a été la clé de notre succès. C'est d'ailleurs sur cette qualité que j'avais misé après cette semaine pour le moins particulière.»

Ivica Skelin était donc satisfait du résultat. Les aficionados pepins, debout comme un seul homme tout au long de la dernière minute de jeu, aussi.

Aucune préparation. Ou quasi. «J'ai dispensé mon premier et seul entraînement le matin même du match. Pas le temps donc d'entrer dans les détails. Fallait juste montrer de l'énergie, empêcher les pénétrations de Bosco et ne donner aucun shoot extérieur facile. Les garçons ont bien respecté les consignes. Si l'on avait joué avec cette volonté lors de certaines sorties, nous aurions trois victoires de plus à notre palmarès.»

Le coach pepin ne fera pas la fine bouche. Son équipe - voire son club - est revenue du diable vauvert. En attente de leurs salaires du mois de janvier, les joueurs avaient jeté l'éponge dès le surlendemain du revers contre Bree. Le président Bosquin a dû puiser dans sa cagnotte personnelle. En attendant la finalisation d'un prêt chez Dexia qui doit permettre d'entamer un processus d'assainissement du club. Un geste qui prouve l'attachement de l'homme fort à ses couleurs et à sa région.

Lucky Luke Zecevic

De suspense, il n'y eut guère. Emmenés par un Zecevic déchaîné à distance (6/6 à 3 pts sur l'ensemble du match), les Pepins dictaient leur loi à des Students ne trouvant de répondant qu'en le seul Sally (10e : 28-21). Ils profitaient de la fin du 2e quart-temps pour faire le break, principalement grâce au dynamisme de James sous les paniers (20e : 48-33).

Louvain ne trouvait aucune solution, englué dans un basket stéréotypé sans créativité. «Nous affichons le plus mauvais pourcentage à 3 points de la ligue, constatait Gino Yaakov, le coach des Brasseurs. Pourtant les shoots étaient ouverts!» Avec un 5 sur 26 dans cet exercice, les Dill et autre Lewis en étaient réduits à subir la fougue adverse. Celle-ci se concrétisait définitivement à la reprise. La barre des 20 unités était atteinte dès la 24e (57-37) et dépassée largement à la 27e (67-41). Toujours les actions de James et Zecevic!

Repus et courbaturés par cette dépense d'énergie, les Verviétois levaient bien naturellement le pied, oubliant leurs vertus collectives. Mais l'avance était telle qu'ils n'étaient jamais menacés par ces Louvanistes il est vrai bien peu convaincants.

Sur le parquet, le RBC Verviers-Pepinster a gagné une bataille. Il doit à présent en gagner une autre dans les bureaux de chez Dexia ce mardi. Histoire d'assurer, au minimum, la présente saison.