Ahmadinejad appelle les USA à quitter l'Irak

Mahmoud Ahmadinejad, ici aux côtés du Premier ministre iraquien Nuri al-Maliki. (photo Reuters)

A l'issue d'une visite historique de 48 heures à Bagdad, Mahmoud Ahmadinejad a appelé ce lundi au retrait américain d'Irak. Le président iranien a également annoncé des partenariats entre son pays et l'Irak.

Mahmoud Ahmadinejad a répété que les peuples de la région n'aimaient pas les Etats-Unis et qu'ils souhaitaient être laissés en paix. Dans une référence à la présence de quelque 160.000 soldats américains en Irak, il a estimé qu'ils n'avaient "apporté que des destructions", et que le coût des opérations militaires aurait pu financer le développement du pays.

"Nous pensons que les forces venues de l'étranger et qui ont voyagé des milliers de kilomètres doivent quitter la région et doivent rendre aux peuples de la région leur souveraineté", a affirmé Ahmadinejad. "Les peuples de la région veulent que les troupes étrangères les laissent en paix et qu'elles retournent d'où elles sont venues", a ajouté le président iranien.

Il a par ailleurs annoncé la signature de sept accords bilatéraux, pour concrétiser la "nouvelle page" qu'il a indiqué vouloir ouvrir entre les deux voisins, opposés par une guerre meurtrière de 1980 à 1988. "Ce voyage ouvre une nouvelle page dans les relations bilatérales et un nouveau climat dans la région", avait annoncé le président iranien dimanche.

Les sept accords concernent le "développement des relations et la coopération dans les domaines des assurances, des douanes, de l'industrie, de l'éducation et des transports", a-t-il indiqué.

La visite à Bagdad d'Ahmadinejad, considéré comme la bête noire de l'Occident qui le soupçonne de vouloir doter son pays de la bombe atomique, est la première d'un président iranien dans l'histoire contemporaine des deux pays. Elle intervient alors que les Etats-Unis, puissance dominante en Irak, tentent d'endiguer l'influence iranienne au Moyen-Orient, notamment au Liban et dans les territoires palestiniens.

Les responsables américains accusent régulièrement Téhéran de s'ingérer dans les affaires irakiennes et de soutenir des groupes armés chiites qui combattent la présence américaine dans ce pays. Le gouvernement iranien a rejeté les accusations d'ingérence et considère que l'occupation américaine de l'Irak est un facteur de déstabilisation de l'Irak et de la région.

Avec Belga