« Il ne faut pas lui jeter la pierre »

Décidément, plus rien ne tourne chez les « Merles », qui, en concédant une 6 e défaite consécutive à Deinze, occupent une place peu enviable.

Arbitre : M. Flamant

Cartes jaunes : Beersaerts, Colinet et Gursever.

Buts : Thompson (2-0, 20 et 26e), Buysens (3-0, 39e) et Sbaa (3-1, 44e)

DEINZE : Van Doorne, Pardo, Houze (66e Beauprez), Buysens, Blancke, Thompson (89e De Wulf), Cousin, Velghe, Hermans (83e Foket), Van Brabander et De Falco.

UR NAMUR : Habran, Mundala (46e Weydisch), Fasano, Regnier (63e Nzuzi), Boukamir, Bukran, Gursever, Sbaa, Beersaerts, Colinet (89e Ntame) et Nanni.

Difficile de jeter la pierre à Dimitri Habran, qui sauva les « Merles » plus d'une fois de la déconfiture et leur gagna plusieurs points, mais il faut bien reconnaître que samedi soir le gardien liégeois passa, plus souvent qu'à son tour, à côté du ballon et, par corollaire, à côté de son match. Impossible de lui en tenir rigueur après le tiers du championnat qu'il vient de livrer, mais ce mauvais jour, face à un adversaire direct, tombait au plus mal.

Pourtant, les « Merles », toujours privés de Jovial (décès familial) et du trio Copel-Gilles-El Khadri (blessés) s'alignaient avec deux médians défensifs, avec la ferme intention de bloquer le jeu et de ne pas revenir les mains vides de ce déplacement si important.

Scénario classique

Las, les meilleures intentions ne suffisent pas toujours et, scénario désormais classique chez les « Merles », après s'être créé les plus belles occasions, notamment par Nadir Sbaa, contré de justesse par le gardien alors qu'il arrivait seul, Namur s'inclinait bêtement sur la première action des visités. Un coup franc et Habran, sortant mal à propos, se faisait lober comme un gamin par un Thompson dont c'était le premier match.

Et comme un malheur n'arrive jamais seul Habran lâchait, quelques minutes plus tard, un centre anodin dans les pieds du même Thompson, qui profitait de l'aubaine (2-0).

Dur pour les « Merles » qui concédaient un troisième et dernier but gag lorsque Habran et ses défenseurs laissaient Buyssens conclure, comme à la parade au deuxième piquet.

L'espoir allait pourtant renaître peu avant le repos grâce à un superbe geste technique de Sbaa, qui atténuait la sévérité du score juste avant le repos.

Namur reprenait, métamorphosé et prenant tous les risques, mais alors qu'un simple but pouvait relancer le débat, les Fasano, Sbaa, Gursever et Weydisch ne trouvèrent plus le chemin des filets, de même que l'adversaire qui souffrit jusque-là dernière minute face à un Namur retrouvé après la pause, mais bien improductif...