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Du rire aux larmes et jusqu'au bout Ciney Pett-Waret 3 3

Arbitre : M. Lejeune

Carton rouge : Nyaki

Cartons jaunes : Pierrard, Garriz-Constant, Lambrechts, Nys, Nyaki, Lambert, Biasio, Pousseur.

Buts : Verlaine (13e, 1-0 ; 83e, 2-2 et 85e, 3-3 s.p.), Lambert (34e, 1-1), Pinsart (42e, 1-2), Pirard (84e, 2-3), Verlaine.

CINEY : Boon, Pierrard, Garriz-Constant, Lorenzon, Butera, Maréchal (60e Antoine), Fiasse (16e Dion), Deglim, Verlaine, Goas-Lopez (30e Michalakis), Lambrechts.

PETIT-WARET : Haumont, Evrard, Leswal (43e Pousseur), Louis, Nys, Pinsart, Piette (69e Pirard), Luymi, Nyaki, Lambert (77e Collignon), Biasio.

Autant Ciney que Petit-Waret auraient pu remporter cette rencontre qui laissera aux protagonistes un fameux goût de trop peu.

Déjà privé de plusieurs titulaires avant le coup d'envoi, Ciney se vit très vite confronté à la sortie pour blessure de Fiasse et de Goas-Lopez, son axe central défensif. La désorganisation qui s'en suivit explique en partie les deux buts de Petit-Waret en première période. Le mérite des Biwacks est cependant réel. Ils auraient, d'ailleurs, déjà pu prendre l'avance très tôt dans la rencontre si Biasio, dont la vitesse d'exécution et l'habileté allaient sans cesse peser sur la défense cinacienne, n'avait pas tiré sur le poteau du but de Boon qui remplaçait au pied levé Demortier, un autre blessé de dernière minute. Petit-Waret laissait passer sa chance et Ciney d'en profiter par Verlaine, celui-là même qui allait être le héros du match. La chance est souvent éphémère. Les Cinaciens l'expérimentaient, en concédant l'égalisation que signait Lambert, bien placé pour terminer un bon travail de Biasio, lequel servait encore Pinsart sur un tapis d'argent pour placer Petit-Waret dans une position confortable, juste avant le repos.

La seconde période ne fut qu'un long et formidable chassé-croisé des Cinaciens pour revenir au score. Ils abandonnaient toute prudence défensive et s'appuyant sur un extraordinaire Butera, ils allaient en faire voir de toutes les couleurs à une défense visiteuse qui multipliait les prouesses. La résistance était héroïque jusqu'à ces quelques dernières minutes de la rencontre qui firent passer les deux camps du rire aux larmes. Bien servi par Lorenzon, Verlaine trouvait enfin la lucarne de l'excellent Haumont. En était-ce tout de cette rencontre ? Eh bien non, puisque l'intenable Biasio, dans un contre assassin, offrait à Pirard un but dont tout le monde pensait qu'il serait le bon. Le suspense était, pourtant, loin d'être terminé.

C'est Verlaine qui l'alimentait en marquant d'abord un premier coup de réparation indiscutable et en manquant ensuite un second, tout aussi indiscutable, juste avant que ne se termine une rencontre en tous points haletante.