Basket-ball Division 1 : Ver.-Pepinster Bree 68-81

Des Pepins bouffés sous les anneaux

Des Pepins bouffés sous les anneaux

(photo EdA)

Vingt-six rebonds pepins contre 49 dans les rangs limbourgeois, pas besoin de chercher bien loin où le bât a blessé au hall du Paire. «Avec ou sans Jamar Wilson, ça n'y aurait rien changé», s'empresse de préciser Ivica Skelin aussi flegmatique qu'un Anglais en train de bourrer sa pipe. Fataliste le coach pepin? «Pas du tout, réaliste. Et même toujours optimiste... en dépit d'une défaite qui, avec celle encourue à Alost la semaine dernière, risque bien de nous priver de la 6e place à terme. Mais on se battra jusqu'au bout.»

L'entame du match reste pour Pepinster la pierre d'achoppement. Comme si les esprits étaient ailleurs. Rien d'étonnant quand les garçons attendent toujours leurs derniers salaires et ne reçoivent en contrepartie que de vaines promesses de leurs dirigeants. «Ce n'est pas une excuse, clame encore Skelin. On se doit de réagir comme des professionnels.» Ce que, visiblement, les Verviétois n'ont guère fait, laissant Bree semer le doute dès les premiers ballons (3e : 0-8).

Dans l'immédiat, Pepinster trouvait en Shelton, le premier Pepin à sortir du banc (10 points en 7 minutes), une raison d'espérer (10e : 13-17). Las, l'absence de Wilson à la mène - élongation aux adducteurs (version officielle) - minait cruellement un jeu local de plus en plus désorganisé. Sans parler de l'indigence sous les anneaux où Dor Fisher (15 rebonds au repos!) régnait en maître absolu (20e : 32-48).

«En équipe malgré les deux naissances»

Fort de cette avance, Bree n'avait aucune difficulté à gérer la deuxième mi-temps. Toujours aussi dominateurs au rebond avec Hodge (12 prises) et Meeks (4 prises) venant à la rescousse d'un Fisher repu (20 prises au total), les Limbourgeois se contentaient de tenir leur hôte à distance (30e : 47-60). Ils éteignaient la seule flammèche de la partie à la 37e (64-72) : deux coups de patte de Perkins en deux attaques (64-78). Les dés étaient jetés.

«C'est une précieuse victoire remportée dans une salle où il n'est jamais facile de s'imposer, commentait Don Beck, le coach de Bree. Notre réussite, nous la devons à notre collectif. Et ce malgré une semaine de préparation chahutée par deux naissances. Une chez Brian Lynch (Kim Clijsters), et l'autre chez Nick Jacobson.»

Pour Pepinster, à la croisée des chemins à la veille d'introduire le traditionnel dossier d'obtention de la licence, s'agira-t-il aussi d'une naissance, voire d'une renaissance comme le souhaite l'ASBL Touche pas à mon Club?

À en croire certains acteurs locaux, tout se joue ce lundi, le manager de crise Yves Bessemans cherchant à convaincre une banque du bien-fondé du plan de sauvetage mis en branle par le club via l'intercommunale Aqualis.

+ www.touchepasamonclub.be.

+ Prolongez l’info dans Vers l’Avenir, L’Avenir, Le Jour, Le Courrier de ce lundi 3 mars.