DIVISION 1 23e journée : Charleroi - Liège 84-59

Charleroi souffle la tempête

Charleroi souffle la tempête

(photo EdA)

Il n'y a pas eu match ce samedi au Spiroudôme. À peine, les Liégeois ont-ils pu retarder l'échéance une dizaine de minutes face à des Spirou transfigurés depuis l'arrivée de Drazen Anzulovic, leur nouveau coach croate.

Étaient-ce bien les mêmes joueurs qui étaient lents, empruntés, sans inspiration voici quinze jours à peine? La météo était à la tempête ce week-end. Face à des visiteurs médusés, la bourrasque carolo a soufflé. Dominateurs dans tous les compartiments du jeu (42 rebonds à 21, 16 rebonds offensifs), intraitables à l'image d'un Wilkinson totalement retrouvé ou d'un Riddick plus intimidateur que jamais, les Spirou ont balayé une formation liégeoise anémique. Des Principautaires incapables d'évoluer en équipe face à la formidable pression défensive déployée par des Carolos excités comme des requins à l'odeur du sang.

Après un 0-4 initial signé Brakebill, Wilkinson et Beghin se chargeaient des premières banderilles. Avec un Moors up tempo et Darden, sobre mais efficace, l'accélération locale amenait 17-10. Emmett se chargeait de répliquer (3/3) mais Matela, à peine entré, en remettait une couche (24-18). Si Emmett ramenait les Liégeois à 24-21 (10e), c'était là leur chant du cygne. Cadenassant à la fois le rebond et leur raquette, les Spirou étouffaient Emmett et des Liégeois incapables de marquer plus de 6 unités en dix minutes mais aussi de bloquer une attaque locale toute en fluidité et collective à souhait. Au repos : 45-27. À la reprise, Emmett et ses équipiers continuaient à butter sur la défense locale. Charleroi dominait sans partage et soignait le spectacle face à un adversaire toujours aussi emprunté (30e : 62-35). Le quatrième quart n'était qu'une formalité pour les locataires du Spiroudôme qui alignaient au final pas moins de 11 joueurs. Un autre moyen de motiver l'ensemble des troupes. «Mes gars ont bien préparé cette rencontre. Ils ont surtout joué en équipe. C'est cela le plus important et ils l'ont bien compris. Ils adhèrent totalement aux règles établies et à ma vision du jeu», analysait sobrement Anzulovic. De son côté, Tom Johnson remarquait simplement : «Charleroi était trop fort ce soir mais nous l'avons aidé. On ne peut pas gagner en abandonnant 16 rebonds offensifs. Nous n'avons pas été assez agressifs et nous avons laissé trop de shoots faciles aux Spirou.»

+ Prolongez l’info dans Vers l’Avenir, L’Avenir, Le Jour, Le Courrier de ce lundi 3 mars.