Timothée Gate : l’affaire qui a secoué les réseaux sociaux le soir de Noël

Dans la nuit du 24 au 25 décembre 2022 sur Twitter, un jeune homme était au cœur de toutes les attentions et même Netflix a consacré un post à cette histoire rocambolesque. Un intérêt qui a tourné au cyberharcèlement.

La Rédaction de L'Avenir
FILE - The Twitter application is seen on a digital device Monday, April 25, 2022, in San Diego. Twitter on Thursday, Dec. 16, 2022, suspended the accounts of journalists who cover the social media platform and its new owner Elon Musk, among them reporters working for The New York Times, Washington Post, CNN, Voice of America and other publications. (AP Photo/Gregory Bull, File)
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Un certain Timothée affole les internautes depuis quelques jours. Le jeune homme a été pris en flagrant délit sur le réseau à l’oiseau bleu. Tout a commencé le 22 décembre dernier, quand une internaute a publié une photo de ses conversations avec celui qu’elle considérait comme son petit ami. Elle souhaitait partager son amour pour lui, mais quelle ne fut pas sa surprise lorsque quelques heures plus tard, une deuxième internaute lui répond en affirmant que c’était “son mec”.

Si l’histoire interpellait déjà, elle n’était pas terminée pour autant. Deux autres jeunes femmes y participeront, affirmant qu’elles ont eu elle aussi une relation avec Timothée. Ce sont au total 4 personnes qui ont démasqué les infidélités du jeune homme.

Des réactions en chaîne

Cette histoire a fait réagir de très nombreux internautes, mais a aussi attiré l’œil de Netflix ou encore de Sandrine Rousseau. L’ancienne candidate à la présidentielle française a particulièrement insisté sur le “yum yum” envoyé par Timothée dans le message capturé par la première internaute. Rousseau s'est en effet permis une blague, un rapprochement entre ce Yum-Yum et une marque de nouilles, "yum yum" devant ensuite le surnom donné par de nombreux internautes à Timothée.

Netflix s’est de son côté montré très intéressé par l’acquisition des droits de cette “affaire Timothée”.

Une dérive de cyber-harcèlement

Ces réactions et tentatives de surfer sur la tendance n'ont pas amusé tout le monde. L'officier de gendarmerie Matthieu Audibert, spécialiste en cybercriminalité, remet en cause en premier lieu le cyber-harcèlement dont sont victimes certaines protagonistes de cette histoire. Il rappelle notamment que ce n'est pas parce qu'une affaire est rendue publique qu'elle autorise toutes les moqueries.

D'autant qu'on ne parle pas seulement de simples moqueries: les jeunes femmes en question ont été insultées sur le réseau social, obligeant même au moins l'une d'entre elles à désactiver le caractère public de son compte.

L'officier de gendarmerie dénonce aussi les marques qui ont "surfé sur la trend" d'une sordide histoire de harcèlement: il rappelle que de nombreux médias ou marques disent s'engager contre le harcèlement physique mais dans les faits n'hésitent pas à profiter de comportement condamnables.

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