SpaceX licencie des salariés ayant préparé une lettre critiquant Elon Musk

SpaceX a licencié plusieurs salariés impliqués dans la préparation d’une « lettre ouverte » critiquant notamment le comportement d’Elon Musk dans la sphère publique, selon un message envoyé par la directrice des opérations de la société d’exploration spatiale dont l’existence et le contenu ont été confirmés à l’AFP par un employé.

Belga
 Elon Musk
Elon Musk ©AFP

Un "petit groupe" de salariés ont envoyé cette lettre à tous leurs collègues en sollicitant leur éventuelle signature et leur participation à un sondage, écrit Gwynne Shotwell dans son email envoyé jeudi en fin de journée à tout le personnel.

Certains se sont sentis "mal à l’aise et intimidés et/ou en colère car la lettre les incitait à signer quelque chose qui ne reflétait pas leur opinion" ou parce que la lettre "a interféré avec leur capacité à se concentrer sur leur travail", y ajoute la responsable. 

Or, estime-t-elle, "nous avons trop de travail essentiel à accomplir et n’avons pas besoin de ce genre d’activisme démesuré".

Après avoir mené une enquête, l’entreprise a donc "licencié un certain nombre d’employés impliqués", indique Mme Shotwell sans préciser combien. 

La lettre ouverte en préparation, dévoilée par le site internet The Verge, critiquait le comportement d’Elon Musk dans la sphère publique, ainsi que de récentes accusations de harcèlement sexuel à son encontre, comme "une source fréquente de distraction et de honte pour nous". 

"En tant que patron et porte-parole le plus éminent, Elon est considéré comme le visage de SpaceX - chaque tweet qu’il envoie est de facto considéré comme une déclaration publique en provenance de l’entreprise, particulièrement ces dernières semaines", y était-il écrit.

SpaceX n’avait pas dans l’immédiat répondu à une sollicitation de l’AFP.

Le patron de SpaceX, mais aussi du fabricant de voitures électriques Tesla et de plusieurs start-up, est un habitué des controverses sur Twitter avec régulièrement des messages virulents, parfois cryptiques, quelquefois insultants. Mais il a pris une nouvelle dimension depuis qu’il a annoncé en avril vouloir racheter le réseau social.