Césars: émotion avec les hommages à Gaspard Ulliel et Jean-Paul Belmondo, légèreté avec Omar Sy et José Garcia (vidéos)

L’ambiance était logiquement lourde lors de la 47e cérémonie des césars vendredi soir à Paris, au lendemain du début de la guerre en Ukraine.

Césars: émotion avec les hommages à Gaspard Ulliel et Jean-Paul Belmondo, légèreté avec Omar Sy et José Garcia (vidéos)
Omar Sy a tenté de faire danser la salle. ©Photo News

Après une édition 2021 forcément particulière, en raison de la crise sanitaire, laquelle avait contraint la nouvelle Académie à restreindre le nombre de spectateurs présents, la traditionnelle cérémonie de remise des récompenses du cinéma français retrouvait, hier soir, une salle de l’Olympia pleine de toutes ses vedettes, moins le regretté Gaspard Ulliel, à qui cette soirée a été d’emblée dédiée. L’acteur tragiquement disparu dans un accident de ski a été mis à l’honneur par son ami réalisateur Xavier Dolan, qui a lu une lettre à son attention.

Jean-Paul Belmondo, également décédé ces derniers mois, a logiquement eu droit à une mise à l’honneur également, ponctuée par une chaleureuse ovation.

Et après l’intermède Marina Foïs, c’est à Antoine De Caunes que revenait à nouveau la responsabilité de présenter cette 47e édition. Une façon de faire du neuf avec du "vieux" puisque c’était la dixième fois déjà depuis 1996 que l’ex-trublion de Canal +, 68 ans, se trouvait aux manettes d’une soirée plus courte, lors de laquelle les récompenses ont été remises au pas de course, ou presque, dépourvue des longueurs qui faisaient, parfois son sel, mais souvent aussi son ennui.

Après une entrée forcément tout en humour, Antoine De Caunes n'a pas manqué d'avoir un petit mot pour notre triste actualité: "Ce que nous célébrons aux césars est précieux. Ce soir, on ne va pas changer le monde, on va rire, être ému, car l'essence de notre métier, c'est de continuer. Mais ce soir, nous penserons aussi aux Ukrainiens, et à la chance qu'eux n'ont pas ", a-t-il lancé, plus solennel qu'à son habitude

Moments plus légers aussi avec les interventions musicales et dansantes de José Garcia, éternel acolyte d’Antoine De Caunes, et d’Omar Sy.

Mais la cérémonie s’est déroulée sans éclat ou incident majeur (mis à part une brève incursion de l’humoriste "Marie s’infiltre", qui a levé sa jupe et lancé "Bonsoir, voici mon cul! Joyeux hommage à la cul-ture"), mais sans jamais vraiment décoller.