Polémique internationale autour d’un débris spatial qui va s’écraser sur la Lune

Alors qu’un débris spatial devrait prochainement s’écraser sur la Lune, son origine nourrit le débat entre Américains et Chinois.

Polémique internationale autour d’un débris spatial qui va s’écraser sur la Lune

Qui des États-Unis ou de la Chine est à l’origine du débris spatial qui s’écrasera prochainement sur la Lune? Voilà la question que se posent de nombreux scientifiques depuis quelques jours.

Fin janvier, Bill Gray, créateur d’un logiciel permettant de calculer les trajectoires d’astéroïdes et d’autres objets, avait annoncé que le débris spatial devant s’écraser le 4 mars était le second étage d’une fusée de l’entreprise américaine SpaceX. Mais la semaine dernière, l’astronome est revenu sur cette annonce, reconnaissant une erreur, et affirmant désormais qu’il s’agit d’un élément d’une fusée chinoise lancée en 2014.

Selon Bill Gray, dont le logiciel est utilisé par des programmes d’observations financés par la NASA, l’objet en question appartient à une fusée Longue Marche lancée lors de l’envoi dans l’espace de l’engin spatial Chang’e 5-T1, dans le cadre du programme d’exploration lunaire de l’agence spatiale chinoise. Ce que dément Pékin.

Interrogé, le ministère chinois des Affaires étrangères a ainsi assuré ce lundi que la fusée incriminée "était rentrée sans danger dans l’atmosphère terrestre et avait entièrement brûlé".

Pékin "s’attache consciencieusement à la viabilité à long terme de ses activités spatiales", a encore expliqué le porte-parole de la diplomatie chinoise.

Reste que, par le passé, le géant asiatique a perdu le contrôle d’engins spatiaux, notamment en mai 2021 lorsque "la majeure partie" du premier étage d’une fusée Longue Marche-5B s’était désintégrée au-dessus de l’océan Indien.

En 2020, des débris d’une autre Longue Marche s’étaient d’ailleurs écrasés sur des villages en Côte d’Ivoire, provoquant des dégâts, mais sans faire de blessés.

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