Brigitte Macron et la fake news transphobe qui agite la toile: son avocat portera plainte

Depuis plusieurs jours, un hashtag est en tête sur Twitter: le #JeanMichelTrogneux. Une fake news inventée de toutes pièces qui prétend que Brigitte Macron serait une femme transsexuelle, et dont le prénom d’origine serait Jean-Michel. L’entourage de la première dame a d’ores et déjà annoncé qu’il y aurait des poursuites.

Brigitte Macron et la fake news transphobe qui agite la toile: son avocat portera plainte
©Reporters/Bpresse

Ce n’est pas la première fois, et certainement pas la dernière, que des fake news se propagent à vitesse grand V sur la toile. Cette fois, c’est l’épouse d’Emmanuel Macron qui en est la victime: Brigitte Macron serait une femme transsexuelle, portant auparavant le nom de Jean-Michel Trogneux. Trogneux étant le nom de jeune fille de la première dame.

À l’origine de l’ampleur de cette rumeur sexiste et transphobe, un hashtag lancé le 7 novembre dernier par le Journal De La Macronie, un compte Twitter ouvertement opposé au président de la République. Qui, ces derniers jours s’est hissé en top tweet, comptabilisant des dizaines de milliers de messages comprenant cette mention et partagé par des comptes d’extrême droite et complotistes.

Une pseudo «enquête»

Selon cette fake news, provenant d’une pseudo "enquête" publiée dans la revue d’extrême droite Faits & Documents, et à laquelle une certaine Natacha Rey qui se présente comme journaliste a participé, Brigitte Macron serait en réalité… son frère. Pour appuyer ses dires, Natacha Rey explique avoir réuni plusieurs documents et avoir parlé à "de nombreux experts" et affirme d’ailleurs que le frère de Brigitte Macron serait "introuvable".

Absurde cette rumeur? Pas pour tous visiblement. Francis Lalanne qui n’en est plus à un coup d’essai en matière de propagation d’informations complotistes s’est bien sûr empressé de relayer cette information grotesque.

Le journal Libération constate par ailleurs, que malgré un large partage par des comptes d’extrême droite, ces attaques contre Brigitte Macron ne sont pas prises au sérieux par les sites les plus influents de l’extrême droite. Pierre Sautarel, fondateur du site Fdesouche, les rangeant parmi "les théories dissidentes les plus grotesques".

Contacté par CheckNews, l’avocat de Brigitte Macron a pour sa part, indiqué que "des poursuites" seraient engagées.