Le mois de juillet 2021 dans la ziquemachine à remonter le temps

Petit moment de détente musical. Qu’écoutait-on en juillet 2011, 2001, 1991, 1981, 1971 et 1961? Réponse dans ce petit montage signé Patrick Zirpolo qui nous emmène dans une ziquemachine à remonter le temps.

M.U.

2011Pitbull feat. Ne-Yo, Afrojack & Nayer – Give Me Everything

Le mois de juillet 2021 dans la ziquemachine à remonter le temps

Juillet 2011 démarre bien pour le rappeur américain d'origine cubaine Pitbull (de son vrai nom Armando Christian Pérez). Il trône en tête des charts un peu partout dans le monde avec Give Me Everything, deuxième single extrait de son sixième album Planet Pit, sorti un mois plus tôt. Ce titre, il l'a écrit avec Nick van de Wall et Shaffer Smith, soit le DJ hollandais Afrojak et le chanteur de R'n'B américain Ne-Yo. Ceux-ci chantent d'ailleurs avec lui. On trouve aussi un featuring de la chanteuse Nayer.

Pitbull a raconté qu’il avait écrit cette chanson après avoir rencontré une princesse dans un club à Dubaï. Elle s’est fait chasser du club après – tout de même – avoir réussi à lui donner son numéro.

2001Geri Halliwell – It's Raining Men

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Il y a parfois des reprises qui connaissent autant de succès – si pas plus – que l'originale. C'est le cas de It's Raining Men de Geri Halliwell qui cartonne à l'été 2001, et qui est en fait une reprise de la chanson des Weather Girls, tube de l'année 1982 vendu à 6 millions de copies à travers le monde.

Les paroles sont une revendication pour la liberté des femmes, spécialement des célibataires: «God bless Mother Nature, she's a single woman too. She took off to heaven and she did what she had to do. She taught every angel to réarrange the sky. So that each and every woman could find her perfect guy.» («Que Dieu bénisse Mère Nature, elle est elle aussi une femme seule. Elle est partie du Ciel et elle a fait ce qu'elle avait à faire. Elle prit tous les anges pour réarranger le ciel. Ainsi toutes les femmes pourraient trouver le mec parfait.»)

Le titre devient dès 1982 un hymne disco et de la communauté gay. Remis au goût du jour par l'ex-Spice Girls en 2001, il vit une seconde jeunesse grâce à son intégration dans la bande originale du filmLe Journal de Bridget Jones. C'est bien simple, au bout de l'année, It's Raining Men est le 13e single à s'être le plus vendu au niveau mondial!

1991Crystal Waters – Gypsy Woman (La Da Dee La Da Da)

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Chanson interprétée en 1991 par Crystal Waters, chanteuse américaine de 26 ans à l'époque, Gypsy Woman reste l'un des titres emblématiques de la house musique des années 90.

Fille d'un musicien de jazz, Crystal Waters a grandi à Washington D.C. Elle est brillante en poésie, au point d'être intronisée à l'âge de 14 ans au sein de la Poetry Society of America. Informaticeinne à la commission des libérations conditionnelles de Washington, elle consacre ses temps libres à sa passion: la musique. Sa rencontre avec les producteurs de house Basement Boys va changer sa vie. Ils lui demandent d'écrire des morceaux house, tout en gardant ses influences jazz. Les deux premières chansons qu'elle écrit sont Makin'Happy et Gypsy Woman.

En 2016, Crystal Waters a évoqué pour le site américain Vice l'histoire qui a inspiré la chanson: «Les paroles sont sorties tout droit de la réalité. Elles parlent d'une femme qui se tenait devant l'hôtel Mayflower à Washington, DC, sur Connecticut Avenue. Je passais devant cette femme environ une fois par semaine. Elle avait toujours un visage maquillé et des vêtements noirs et elle chantait des chansons gospel. Il y a eu un article sur elle dans le journal qui disait qu'elle venait de perdre son emploi dans le commerce de détail, et elle racontait que pour demander de l'argent aux gens, elle pensait qu'elle devait au moins avoir l'air présentable. Cela a changé mon idée sur les SDF. Cela pourrait arriver à n'importe qui. Les paroles me sont venues, comme si elle le chantait.»

1981Kim Carnes – Bette David Eyes

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Et voilà… une reprise de plus! Vous ne me croyez pas? Allez jeter un œil à cet extrait de Jackie DeShannon, qui chante donc Bette Davies Eyesen 1975 sur l'album New Arrangements dans une version jazzy.

Six ans plus tard, Kim Carnes, 35 ans et seulement connue aux États-Unis à l'époque, a l'idée de reprendre le titredans une version totalement différente pour son sixième album Mistaken Identity. Idée de génie, puisque le titre trône en tête du Billboard américain pendant neuf semaines et devient le single le plus vendu cette année-là.

La version plus pop-rock, avec l’adjonction de synthés, est une idée du claviériste Bill Cuomo.

Quant à ceux qui ignorent qui est Bette Davis, sachez qu'elle a été l'une des actrices les plus appréciées de l'âge d'or de Hollywood. Morte en 1989 à l'âge de 81 ans, elle a interprété bon nombre de femmes impitoyables, caractérielles et hystériques. Elle a également eu une vie privée tumultueuse, avec des mariages orageux et des rivalités féroces.

1971Michel Delpech – Pour un flirt

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À l'été 1971, c'est la France des flonflons et du romantisme qui est à la fête avec ce tube de Michel Delpech, intitulé Pour un flirt. À l'époque, le chanteur originaire de Courbevoie enchaîne les chansons à succès. Une grosse année plus tôt, c'est avec Wight is Wightqu'il truste la tête des hit-parades.

Il s'agit d'une nouvelle collaboration fructueuse entre Michel Delpech au texte et Romand Vincent pour la mélodie. Et Michel Delpech ne croit pas du tout au succès de ce titre. Il s'en vendra pourtant des camions entiers, non seulement en France, mais aussi dans les autres pays francophones, aux Pays-Bas… La version en allemand se classe aussi dans les hit-parades en Allemagne, Autriche et Suisse.

1961Sacha Distel – Le boogie du bébé

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Guitariste de jazz renommé dans les boîtes de Saint-Germain-des-Prés et du Quartier latin, Sacha Distel, neveu du célèbre Ray Ventura, s'est fait un nom dans le milieu de la chanson avec Les scoubidous, adaptation d'Apples, Peaches and Cherries, un tube de Peggy Lee.

Il enchaîne ensuite les morceaux et il retrouve un certain succès avec Le boogie du bébé, une nouvelle adaptation d'un titre anglais, comme cela se faisait souvent à l'époque. La version originale, Baby Sittin'Boogie, est sortie l'année précédente aux États-Unis. Elle a été écrite par Johnny Parker et chantée par Buzz Clifford. Elle réalisera une bonne performance dans les hit-parades, sans pourtant être un tube.